Gabon Economic Forum 2026 : après le diagnostic, les entreprises réclament des actions

La deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF) se tient ce samedi 27 juin au Palais des Congrès de Libreville, à l’initiative de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG). Placée sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cette rencontre réunit les principaux acteurs du monde économique et les autorités publiques autour des défis du développement du secteur privé. Ce forum a pour ambition d’aller au-delà des constats établis lors de la précédente édition.
Dès l’ouverture des travaux, le président de la FEG, Alain Claude Kouakoua, a donné le ton en affirmant que « le temps du diagnostic est désormais révolu ». Selon lui, les entreprises attendent désormais des mesures concrètes capables d’améliorer durablement leur environnement d’affaires. Il a insisté sur le rôle central du secteur privé dans la création d’emplois, la diversification de l’économie et la construction d’une croissance durable et inclusive. Pour le patron des employeurs gabonais, seuls des résultats tangibles permettront de restaurer la confiance des investisseurs et de renforcer la compétitivité des entreprises nationales.
Présent à cette cérémonie d’ouverture, le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a partagé cette volonté de passer des intentions aux actions. Il a souligné que les réformes économiques engagées ne produiront leurs effets que si elles se traduisent rapidement par des améliorations perceptibles pour les entreprises. Les interventions de cette séquence ont toutes convergé vers une même idée, le pays dispose d’un potentiel important, mais celui-ci ne pourra être pleinement exploité qu’à travers des réformes structurelles, un cadre juridique plus sécurisé et un climat des affaires davantage favorable aux investissements privés.
Des propositions attendues pour accélérer les réformes
Les échanges se sont ensuite poursuivis avec un panel réunissant quatre dirigeants d’entreprise, parmi lesquels l’administrateur directeur général de Comilog, Léod-Paul Batolo. Tous ont dressé un état des lieux des difficultés qui continuent de freiner l’essor du secteur privé, notamment les lenteurs administratives, les contraintes fiscales, les difficultés d’accès au financement et l’insécurité juridique. Les travaux se poursuivent ensuite par la tenue de huit ateliers consacrés à des thématiques majeures telles que la dette intérieure, la fiscalité, la sécurité juridique, l’investissement, la commande publique, la diaspora ou encore la protection sociale. Ces discussions ont pour objectif d’identifier des solutions opérationnelles et de formuler des propositions de réformes susceptibles d’améliorer durablement le climat des affaires.
Les conclusions des travaux doivent être regroupées dans une « Déclaration de Libreville du secteur privé », appelée à servir de feuille de route pour les prochaines réformes économiques. Ce document rassemblera les principales recommandations formulées par les entreprises afin de renforcer leur compétitivité et de soutenir une croissance plus inclusive. Les enjeux sont considérables. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de croissance et de développement, le Gabon prévoit de mobiliser plus de 27 000 milliards de FCFA sur cinq ans, dont près de 18 000 milliards devraient provenir du secteur privé. Les chefs d’entreprise affirment être prêts à contribuer à cet effort d’investissement, à condition que l’État poursuive les réformes destinées à améliorer le cadre juridique, garantir une meilleure sécurité des investissements et restaurer durablement la confiance des opérateurs économiques.









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