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Gabon : à l’épreuve des 100 jours, Hermann Immongault passe l’action gouvernementale au crible

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Réuni ce 28 avril 2027 en séance de travail avec les ministres sectoriels, le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault a procédé à une évaluation approfondie de la feuille de route des 100 jours. Objectif : mesurer les performances, identifier les blocages et accélérer la mise en œuvre des réformes prioritaires.

À l’approche du cap symbolique des 100 jours, l’exécutif gabonais entre dans une phase décisive de redevabilité. Ce mardi 28 avril 2027, le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault a présidé une séance de travail consacrée à l’évaluation des actions engagées par les différents départements ministériels.

Cet exercice, désormais central dans la conduite de l’action publique, vise à confronter les engagements pris aux résultats obtenus, à travers une lecture rigoureuse des indicateurs de performance, des obstacles rencontrés et des ajustements nécessaires.

Mines et hydrocarbures : des avancées structurantes mais sous pression

Parmi les ministères auditionnés, celui des Mines et des Ressources géologiques a présenté un taux d’exécution de 81,90 % de sa feuille de route. Son responsable, Sosthène Nguema Nguema, a mis en avant plusieurs chantiers prioritaires, notamment la maîtrise de la traçabilité de l’or gabonais et les avancées dans la transformation locale du manganèse. « Nous avons atteint l’objectif à 81,90 %. Des projets structurants sont en cours, notamment sur la transformation locale du manganèse, avec des engagements d’opérateurs comme Comilog », a-t-il indiqué.

Dans le secteur pétrolier, le ministre Clotaire Kondja a insisté sur la nécessité d’adapter le cadre réglementaire face au déclin naturel de la production. La séparation du code gazier du code pétrolier et la sécurisation des partenariats régionaux figurent parmi les réformes engagées. « La problématique du gaz est réglée à près de 97 %, et nous travaillons à aller au-delà », a-t-il précisé, tout en soulignant la résilience du secteur face aux tensions internationales.

Infrastructures : des projets visibles pour marquer l’action publique

Du côté des infrastructures, les résultats présentés traduisent une volonté d’impact rapide sur le quotidien des populations. Le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a évoqué plusieurs réalisations en cours de finalisation.

Parmi celles-ci figurent la réception imminente de la Cité de la Démocratie, dont l’inauguration est prévue le 3 mai, ainsi que des projets routiers structurants tels que la voie de contournement de l’aéroport, l’aménagement du bassin-versant de Haut de Gué-Gué ou encore la poursuite des travaux d’entretien du réseau routier du Grand Libreville. « Nous sommes en train de finaliser un contrat majeur pour l’entretien global du Grand Libreville », a-t-il indiqué, mettant en avant une approche plus structurée de la maintenance urbaine.

Une exigence de performance et de coordination renforcée

Au terme de cette deuxième journée d’évaluation, Hermann Immongault a réaffirmé l’impératif de rigueur dans la mise en œuvre des politiques publiques. Le coordonnateur de l’action gouvernementale a insisté sur le respect des délais, la coordination inter-ministérielle et la nécessité de produire des résultats tangibles.

Cette séquence marque un tournant dans la gouvernance publique, où l’action gouvernementale est désormais jugée à l’aune de son efficacité réelle. À quelques jours de l’échéance, le gouvernement joue une partie de sa crédibilité, avec un objectif clairement affiché : démontrer que les engagements pris se traduisent en impacts concrets pour les populations.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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