WCS Gabon : Les ONG formées sur la coexistence pacifique entre l’Homme et l’éléphant
L’organisation Wildlife Conservation Society(WCS), en partenariat avec la Direction Générale de la Faune et des Aires Protégées (DGFAP), a clôturé ce jeudi 21 mai 2026 à Libreville un atelier de formation de quatre jours. Ce programme visait à outiller 6 ONG locales avant leur déploiement pour la Campagne nationale de communication et d’éducation environnementale à la coexistence pacifique Homme-Éléphant, pilier financé par le fonds CAFI.
Face à la recrudescence des conflits Homme-faune, le Gabon engage ses forces vives communautaires. Le Gabon abrite 66 % des éléphants de forêt mondiaux, une espèce en danger critique d’extinction. Cependant, cette richesse engendre des tensions avec plus de 28 500 plaintes pour destruction de cultures entre 2016 et 2023. À cela s’ajoute un bilan de 38 décès et 43 blessés entre 2020 et 2023. Des chiffres alarmants sur la sécurité alimentaire rurale et l’acceptabilité des politiques de conservation.
La société civile outillée sur le conflit Homme-faune !
Selon les initiateurs de cet atelier est d’atteindre les zones les plus isolées grâce au relais des organisations locales. À ce propos, le Dr. Steeve Ngama, Directeur du programme Scoops-Elabe/IRAF et chercheur au Cenarest, a rappelé la spécificité de cette approche de proximité. « Cet atelier nous permet de pouvoir atteindre les populations qui sont enclavées. Ce renforcement de capacités a permis d’échanger sur les éléments de langage, les messages clés et les outils préparés avec WCS et Space for Giants, afin de les utiliser lors des interactions pour pouvoir les améliorer à l’avenir. », a-t-il souligné.

Par ailleurs, le Directeur Général de WCS Gabon a martelé que la campagne s’insère dans une stratégie globale et multisectorielle. « Cette activité vient compléter d’autres actions en cours, notamment la construction de barrières électriques. Il y aura également une amélioration des pratiques culturales pour limiter l’itinérance et une focalisation sur les indemnisations des dégâts matériels et physiques. », a indiqué Gaspard Abitsi. Non sans manquer de préciser que la communication complète un dispositif opérationnel déjà actif.
À cet effet, la société civile a été édifiée sur son rôle à jouer. Financé à hauteur de 6 milliards de francs CFA par l’Initiative pour les forêts d’Afrique Centrale, ledit projet prépare déjà son avenir avec 8 bases provinciales sur 9 qui ont déjà été installées. « La deuxième phase va consister à identifier 6 sites pilotes pour développer l’agriculture et mettre en place un fonds d’indemnisation. Face à la demande des populations, nous comptons sur la société civile pour nous faire un retour terrain et nous dire ce dont elles ont besoin pour la deuxième étape de ce projet. », a-t-elle conclu. Place au terrain !









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