Gabon : faut-il s’attendre à un Tsun’Oligui ce 22 mai 2026 ?
Alors que s’ouvre ce vendredi 22 mai 2026 le Conseil des ministres présidé par le Chef de l’État, chef du gouvernement Brice Clotaire Oligui Nguema, l’atmosphère des grands jours de « Lessive institutionnelle »règne dans les couloirs du Palais Rénovation. Une rumeur devient de plus en plus forte, il s’agit d’un « Tsun’Oligui », c’est-à-dire une mise à plat totale du gouvernement nommé le 1er janvier 2026 pour, semble-t-il, « non atteinte des objectifs fixés ».
Tsun’Oligui, ce néologisme, sur toutes les lèvres, symbolise la perspective d’un grand coup de balai au sein de l’appareil exécutif. Cette effervescence politique fait suite au dépôt, en début de semaine, du rapport d’évaluation des 100 premiers jours du gouvernement. Présenté par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, ce document consacre une inflexion notable vers la culture du résultat et de la redevabilité.
100 jours passables, assez pour un Tsun’Oligui ?
Rappelons que Hermann Immongault a indiqué que « globalement, nous pouvons dire que dans la totalité, ces objectifs ont été atteints au-dessus de la moyenne. Nous allons être modestes, nous allons être humbles, nous allons être réalistes : au-dessus de la moyenne ». Si l’humeur officielle se veut rassurante, la rigueur militaire du Chef de l’État tolère difficilement les zones de gris.
D’ailleurs, pour de nombreux observateurs de la vie publique, franchir de justesse la ligne médiane n’offre aucune garantie de survie politique à l’heure de la Restauration des institutions. Un taux d’efficacité « trop juste » laisse entrevoir une marge de défection. C’est cette vulnérabilité que le Palais de Libreville pourrait vouloir corriger sans délai. Et le Conseil des ministres de ce vendredi s’apparente ainsi à un véritable moment de vérité.
Seulement avec le lancement de l’émission de bilan de 100 jours à laquelle devrait être soumis chaque ministre, difficile d’imaginer un remaniement. Au point de se demander si le conseil du jour sera un arbitrage technique ou une purge politique d’envergure. Une chose est sûre pour les Gabonais, qu’il s’agisse d’un réajustement chirurgical ou d’une lame de fond, le « Tsun’Oligui » demeure l’hypothèse de travail centrale d’une journée qui s’annonce décisive. Nous y reviendrons !









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