Libreville : le cri d’alarme des commerçants face aux dérives du Commissariat de Nzeng-Ayong
À Nzeng-Ayong comme dans le reste de la capitale, le ras-le-bol gronde chez les opérateurs économiques. Entre pressions fiscales et contrôles jugés abusifs, la survie des petits commerces est en jeu. Au cœur des critiques : les méthodes du commissariat de Nzeng-Ayong et de certains agents de la Mairie de Libreville, accusés de mener des opérations en dehors de tout cadre légal.
Selon le témoignage d’un commerçant qui a requis l’anonymat, le commissariat de Nzeng-Ayong outrepasserait ses missions en convoquant systématiquement les membres du Syndicat autonome des commerçants du Gabon (SYNACOG). Le motif invoqué, le défaut de licence administrative qui selon lui ne serait qu’un prétexte à une extorsion de fonds. « Arrivés là-bas, ils payent 24 000 et 100 000 FCFA. […] C’est seulement, uniquement le Commissariat de Nzeng-Ayong qui se livre à ça », dénonce-t-il avec amertume.
L’opérateur économique précise que cette fameuse licence est une « loi dormante qui n’est pas appliquée » ailleurs dans Libreville, jetant un doute sérieux sur la légalité de ces procédures. Face à ce qu’il qualifie de harcèlement ciblé, l’opérateur économique interpelle directement la hiérarchie policière pour que cessent ces pratiques sur le terrain.
Une asphyxie financière généralisée
Au-delà de la police, c’est tout un système de contrôles incohérents qui étouffe les boutiquiers. De l’AGASA, qui sanctionne des ruptures de chaîne de froid causées par les coupures de la SEEG, à l’Inspection générale municipale, les commerçants se sentent pris au piège.
Le non-respect de la mercuriale par les grossistes contraint les détaillants à augmenter leurs prix pour ne pas vendre à perte, s’exposant alors à des amendes d’autant plus lourdes qu’ils s’acquittent déjà de leurs patentes et taxes municipales. « Nous voulons attirer l’attention de la haute autorité. […] Si ça continue comme ça, nous ne pourrons plus fonctionner. Tout le monde va aller à la faillite »,a confié le commerçant.
Aujourd’hui, le constat est amer : les boutiques, censées être des lieux d’échange, sont devenues des cibles privilégiées pour des agents en quête de recettes informelles. Sans une intervention rapide des autorités pour réguler ces contrôles, c’est tout le tissu économique de proximité qui menace de s’effondrer.









Fournissez les preuves et le compte est bon !
C’est là que devraient s’investir nos illustres avocats, sur le terrain afin de vérifier les faits et prendre à corps ce dossier. Mais hélas ! Non plus notre justice qui se devrait de s’imprégner de la situation pour diligenter des enquêtes : encore dans le vide !
Il est maintenant temps de reprendre le terreau par les cornes car l’essor de notre économie en dépend ! Ainsi, il urge de mettre fin à l’impunité, aux sabotages organisés… Les pratiques d’autrefois doivent cesser !!!
Non seulement la plus que majorité des citoyens croupie dans une sévère misère, mais qu’en plus certains voudraient leur mettre le dernier clou, à en croire le reportage… Le chômage est à son apogée, les prix flambent, les contrôles maintenant déviés, l’éducation au rabais… Où est passé le civisme ? Est-ce ainsi que nous pourrons nous autosuffire économiquement ?
Il faut que tout cela cesse, sans état d’âme !
Nous avons un Gabon à rebâtir, alors à l’écart tout ce qui tenterait d’asphyxier l’objectivité comme à l’ancienne !
Enfin, remettre » Cassé » à sa place car c’est souvent lui le problème du progrès collectif !