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Fegaboxe : Démission de Bonaventure Nzigou Manfoumbi de la présidence !

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Dans une déclaration inopinée rendue publique ce lundi 4 mai 2026, le président de la Fédération Gabonaise de Boxe (Fegaboxe) a annoncé sa démission de ce poste. Dans sa missive, adressée aux dirigeants sportifs et aux férus du noble art, Bonaventure Nzigou Manfoumbi a décrié la cacophonie qu’il aurait constatée dans la gestion du sport et la « politisation à outrance» sans financement.

C’est une véritable bombe qui va éclabousser la sphère sportive dans notre pays. En effet, alors même que le ministère des Sports sous la houlette de Paul Ulrich Kessany a entamé le processus de régularisation des fédérations, le patron de la boxe anglaise a décidé de jeter l’éponge. Un timing étrange justifié par Bonaventure Nzigou Manfoumbi par l’absence d’écoute active de la tutelle composée de « certains cadres irrévérencieux ».

Bonaventure Nzigou Manfoumbi contre l’irrespect et l’improvisation ?

C’est en tout cas la posture du désormais ancien Président emblématique de la Fédération gabonaise de Boxe. D’ailleurs, dit-il, sa décision serait en phase avec sa conviction. Lui qui se revendique « homme d’honneur et de dignité ». Notons que dans son communiqué empreint d’amertume et de fermeté, dont copie est parvenue à Gabon Media Time (GMT) Bonaventure Nzigou Manfoumbi a annoncé avoir refusé de cautionner ce qu’il qualifie de « gestion sans issue ». Sapristi !

Aussi, le Président sortant de la Fegaboxe n’a pas mâché ses mots à l’égard de son ministère de tutelle et assurément de Paul Ulrich Kessany. Puisque dans sa missive qui justifierait sa démission, Bonaventure Nzigou Manfoumbi a dressé un chapelet de griefs. Au nombre desquels « l’absence d’une véritable politique sportive nationale ». À cela se greffent le « désordre organisé » par certains cadres administratifs. Mais encore pire, le silence méprisant du Ministère des Sports face aux multiples alertes qui auraient été lancées.

Dans sa démonstration que le Sport est le « parent pauvre » des politiques publiques, le Président sortant de la Fegaboxe a relevé une sorte d’asphyxie financière et structurelle. Absence de subventions, manque de planification pour les athlètes de haut niveau et non-valorisation des encadreurs techniques, tout y passerait. Pour l’ancien président, le sport reste la cinquième roue du carrosse, une « entité négligeable ». Et ce, en dépit des sacrifices consentis par les bénévoles et dirigeants. Qui acceptera de reprendre le flambeau ? Nous y reviendrons !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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