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Élections/Fegafoot : Paul Kessany devise avec la FIFA 

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Quelques heures après leur arrivée sur le territoire gabonais, les émissaires de la FIFA ont été reçus, le lundi 20 avril 2026, en audience par Paul Ulrich Kessany, Ministre des Sports. Au cœur des échanges la question de la suspension de l’assemblée générale élective initialement prévue le 18 avril 2026. Une position assumée par l’exécutif qui place désormais le cadre légal national au centre du jeu.

Face aux émissaires internationaux, le membre du gouvernement a justifié la suspension du processus électoral en invoquant les orientations fermes du Président de la République. Lesquelles visent une refonte de la gouvernance sportive. Pour asseoir son argumentaire, Paul Ulrich Kessany s’est appuyé sur l’article 9 de la loi n°033/2020. Cette disposition confère, sans ambiguïté, à l’État le pouvoir de régulation de l’État sur le mouvement sportif national. 

La FIFA disposée à accompagner l’État gabonais  

Dès sa prise de parole, Paul Ulrich Kessany, en sa qualité d’autorité administrative, a martelé que la régularité électorale ne saurait s’affranchir du respect scrupuleux des textes en vigueur. À ce propos, plusieurs écueils relevés à l’issue du récent recensement des associations sportives, mené entre février et mars 2026, ont constitué la base de la régularisation souhaitée avant toute joute électorale. La Fegafoot ne disposerait pas d’un agrément technique en cours de validité.

À cela s’ajoutent la régularité du collège électoral qui est contestée puisque plusieurs associations membres présentent une situation administrative irrégulière. Que dire de l’absence d’existence légale pour certaines entités retenues dans le collège électoral. Ces dernières ne détiendraient même pas le récépissé obligatoire prévu par la loi n°35/62. Or cette loi constitue la base juridique du droit d’association au Gabon. En réaction, Célestin Yanindji, chef de la mission conjointe de la FIFA s’est dit porté par une nécessité de dialoguer.

S’il a salué la transparence des échanges, l’émissaire n’a pas manqué de souligner que les éléments complémentaires fournis par l’État Gabonais permettent une meilleure lecture de la situation. Il va sans dire que la position de la FIFA, connue pour son intransigeance face à l’ingérence politique, semble désormais privilégier l’accompagnement du Gouvernement dans la mise en conformité des instances. Une réponse officielle de l’instance faîtière du football mondial est attendue sous peu. L’on saura alors si le Gabon s’oriente vers une normalisation ou un bras de fer juridique.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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