« Dignité en détention » : l’UE et SOS Prisonniers Gabon luttent contre la surpopulation carcérale
Le 10 juillet dernier, SOS Prisonniers Gabon a lancé officiellement son plaidoyer sur la surpopulation carcérale. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet « Dignité en détention » financé par l’Union européenne. La restitution des recommandations de l’organisation de la société civile a eu lieu en présence de représentants de l’institution carcérale, du ministère de la Justice, mais aussi de l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie.
L’objectif de ce projet est d’améliorer les conditions de détention tout en luttant contre la surpopulation carcérale. Pour Cécile Abadie, la lutte contre la surpopulation carcérale suppose d’agir sur les causes structurelles. Lesquelles ont été relevées par la diplomate qui a évoqué entre autres : « la détention préventive prolongée, l’engorgement des procédures, l’accès insuffisant à l’assistance juridique, le recours limité aux alternatives à l’incarcération ».
Un combat collectif
Au cours des échanges qui ont ponctué cette rencontre, SOS Prisonniers Gabon a présenté ses pistes de solution à court, moyen et long terme en vue de sortir de la crise carcérale que connaît le pays. En effet, Leonel Engonga, président de cette association a plaidé pour un droit de visite hebdomadaire porté à trois, la numérisation des dossiers au niveau des tribunaux, ou encore les peines privatives de liberté comme exception.
Autre temps fort de cette rencontre, des témoignages poignants d’anciens détenus qui ont décrit des conditions quasi-inhumaines. Entre surpopulation carcérale et traitements dégradants, l’assistance a eu droit à des exposés qui rappellent l’urgence de restaurer la dignité des détenus. Pour Cécile Abadie, l’ambition du projet « Dignité en détention » appelle à un engagement collectif. « Les autorités publiques, les magistrats, les avocats, les personnels de santé, les travailleurs sociaux, les organisations de la société civile, les partenaires internationaux ont chacun leur rôle à jouer », a-t-elle conclu.









GMT TV