Côte d’Ivoire : le Bugada et GMC-SA s’unissent pour une collecte moderne des droits d’auteurs

Le Bureau gabonais des droits d’auteur et des droits voisins (BUGADA) et la société ivoirienne General Management Corporation-SA (GMC-SA) ont scellé, le 30 avril 2026, un partenariat technologique destiné à moderniser la collecte des droits d’auteur au Gabon. La convention qui a été signée à Abidjan en Côte d’Ivoire a pour objectif d’identifier et d’analyser grâce à la technologie les œuvres musicales gabonaises diffusées dans les espaces publics.
La cérémonie s’est tenue en présence du directeur général du BUGADA, Gildas Borrys Ndong Nang, et le président de GMC-SA, Salif Traoré, plus connu sous le nom d’A’Salfo. L’accord marque une étape importante dans la volonté des deux structures d’introduire davantage de traçabilité dans le suivi des diffusions musicales dans les espaces publics. Concrètement, le partenariat prévoit le déploiement d’une solution capable d’identifier et d’analyser en temps réel les œuvres musicales diffusées dans les bars, restaurants, lieux événementiels et autres établissements recevant du public.
Un outil numérique pour mieux suivre les diffusions
Renforcer la transparence du système, fiabiliser la collecte des données d’exploitation et améliorer les outils d’aide à la décision pour une répartition plus juste du BUGADA, tels sont les objectifs visés par ce partenariat. Dans les faits, il faudra sept semaines pour mettre en place la phase pilote. Celle-ci comprendra l’installation de balises de détection sur plusieurs sites test, la collecte automatisée des données de diffusion, ainsi qu’une analyse approfondie suivie d’une restitution détaillée des résultats et des recommandations opérationnelles.
Cette expérimentation doit permettre d’évaluer la performance du dispositif avant toute extension. GMC-SA assurera le support technique, le déploiement du système, le traitement des données et la présentation des résultats. Quant au Bugada, il devra simplifier l’accès aux sites concernés et prendra en charge les dépenses liées au projet. Notamment les missions techniques et les coûts opérationnels. À terme,cette phase pilote pourrait ouvrir la voie à un déploiement national. Alors que la question des droits d’auteurs est un sujet sensible au Gabon, ce partenariat saura non seulement transformer le milieu mais aussi permettre à chacun de percevoir les gains véritables issus de ses œuvres.









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