Gabon : objectif de 125 000 tonnes de poulet grâce à 5 conventions signées
Réduire la dépendance alimentaire du pays à l’horizon 2027. C’est l’ambition des autorités gabonaises qui ont pris la décision d’interdire l’importation du poulet de chair dès le 1er janvier. Un objectif ambitieux, qui nécessite de stimuler la production des nationaux, tout en misant sur une montée en puissance des capacités de production, soutenue par des investissements massifs grâce à des partenariats internationaux stratégiques.
C’est dans ce cadre que s’inscrit la signature de cinq nouvelles conventions entre les ministères en charge de l’Économie et de l’Agriculture et plusieurs partenaires étrangers spécialisés. Entre construction de fermes modernes, d’unités de transformation et d’infrastructures agro-industrielles, le gouvernement veut porter la production locale de poulet de chair à 125 000 tonnes par an, un volume inédit pour le pays, qui couvrira une partie de la demande intérieure.
Parmi les projets figure la construction d’une ferme avicole nationale intégrée à Ntoum, dans la province de l’Estuaire, avec une capacité cible de 60 000 tonnes par an. À cela s’ajoute un investissement de 10 milliards de FCFA pour une ferme intégrée dans le Woleu-Ntem, combinée à une provenderie capable de produire 24 000 tonnes d’aliments par an. Ces infrastructures visent à sécuriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’élevage à l’alimentation animale.
Un partenariat de 155 milliards de FCFA prévoit la mise en place de trois infrastructures agro-industrielles dans deux provinces, tandis qu’un autre projet, estimé à 280 milliards de FCFA, concerne la création d’un vaste parc agricole. Enfin, une ferme intégrée d’une capacité annuelle de 45 000 tonnes, correspondant à 30 millions de têtes, vient compléter ce dispositif. Ensemble, ces investissements traduisent un changement d’échelle décisif pour la souveraineté alimentaire du Gabon.










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