Bambouchine : une seule source d’eau pour des milliers d’âmes
Au cœur du 6e arrondissement de Libreville, le quartier Bambouchine continue de vivre dans des conditions qui contrastent avec son statut de banlieue de la capitale gabonaise. En effet, lors d’une descente sur le terrain, lundi 15 juin 2026, Gabon Media Time a pu constater qu’une unique source naturelle constitue encore aujourd’hui le principal point d’approvisionnement en eau pour une grande partie des habitants. Une situation qui pèse lourdement sur le quotidien des populations qui se disent abandonnées.
Regroupant plusieurs milliers d’habitants, la zone de Bambouchine est confrontée à une accumulation de difficultés, notamment des routes dégradées, l’absence d’infrastructures de base et une pénurie d’eau potable. La preuve, ce vaste quartier ne dispose que d’une source d’eau pour alimenter les nombreux ménages et le spectacle observé autour de bien précieux est révélateur de la détresse des populations. Dans un mince filet d’eau qui s’échappe difficilement du sol, des habitants patientent parfois durant plusieurs heures pour remplir quelques bidons.
Une source qui s’essouffle avec la saison sèche
J.L un habitant du quartier a mis en lumière les nombreux maux qui accablent les riverains chaque jour. « A Bambouchine on souffre du manque d’eau. Déjà il n’y a pas de conduite de la SEEG. Tout le quartier, on se contente de l’eau qui sort du sol, c’est ce qu’on boit. Je suis né ici là, je grandis ici, aujourd’hui j’ai 30 ans. C’est la source là qui me donne de l’eau à boire » a-t-il confié. Avec l’arrivée de la saison sèche, le calvaire des riverains est encore plus grand. « En saison des pluies, le débit est suffisant pour répondre partiellement aux besoins. Mais avec la saison sèche qui s’installe, l’eau devient de plus en plus rare,les gens viennent ici 4h, 3h pour profiter de puiser de l’eau » déplore J.L.

Le plus incompréhensible pour les riverains est la présence d’installations de forage abandonnées à proximité. Envahies par les herbes et visiblement laissées à l’abandon, elles témoignent d’un projet jamais achevé. « Ils ont commencé les travaux puis ils ont arrêté. Nous continuons à dépendre de la source », déplore un habitant. Pendant ce temps, les habitants multiplient les stratagèmes pour récupérer le peu d’eau qui s’écoule encore.
Un cri d’alarme pour des services essentiels
Au-delà de l’eau, Bambouchine manque également d’infrastructures essentielles. « Nous n’avons pas de marché, pas de dispensaire. Pour une simple fièvre ou une urgence, il faut sortir du quartier », souligne J.L.Les habitants redoutent particulièrement les situations médicales survenant en pleine nuit, puisque l’état des routes complique davantage l’accès aux soins. Au regard de ce chapelet de difficultés, les populations lancent un appel aux autorités afin que l’accès à l’eau potable, aux soins et à des voies praticables cesse d’être un privilège et devienne enfin une réalité pour les milliers d’âmes qui vivent à Bambouchine.










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