Afrique du Sud : Kemi Seba maintenu en prison jusqu’au 14 juillet
Le tribunal de Pretoria, en Afrique du Sud, a rejeté le 18 juin la demande de mise en liberté sous caution de Kemi Seba. D’après Radio France Internationale (RFI Afrique), l’activiste panafricaniste restera en détention préventive au moins jusqu’au 14 juillet 2026, date de sa prochaine comparution devant la justice sud-africaine.
Dans sa décision, le tribunal a estimé que Kemi Seba présentait un risque de fuite s’il était remis en liberté. Les juges ont rappelé que l’activiste, son fils et François van der Merwe, un ressortissant sud-africain, avaient été arrêtés le 13 avril. Ils tentaient alors de quitter l’Afrique du Sud pour rejoindre le Zimbabwe avec des visas arrivés à expiration.
Des interrogations persistantes et une demande d’extradition du Bénin
La justice sud-africaine a également relevé plusieurs points qui restent à éclaircir, notamment les raisons exactes de ce déplacement et les liens entre les personnes impliquées dans l’affaire. Le tribunal s’est aussi interrogé sur les éventuels soutiens dont les trois hommes auraient pu bénéficier pour quitter le pays.
Par ailleurs, cette affaire intervient alors que Kemi Seba fait l’objet d’une demande d’extradition formulée par le Bénin. Les autorités le recherchent dans le cadre d’accusations portant notamment sur l’incitation à la violence et le blanchiment d’argent. Elles l’accusent également d’avoir soutenu une tentative de coup d’État survenue en décembre 2025. Des accusations que l’intéressé réfute catégoriquement.
Figure connue du mouvement panafricaniste, Kemi Seba dirige l’ONG Urgences panafricanistes. Il s’est fait connaître par ses prises de position critiques à l’égard de la France et de certains dirigeants africains considérés comme proches de Paris. Dans l’attente de l’examen de la demande d’extradition, Kemi Seba, son fils et François van der Merwe restent détenus en Afrique du Sud. Nous y reviendrons !
Heldy Oyono, Journaliste Stagiaire










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