Gabon : Plus de 2 400 hectares de forêts perdus fin 2025
Le couvert forestier gabonais, véritable poumon vert de l’Afrique centrale, fait face à de nouvelles pressions. Entre octobre et décembre 2025, le pays a enregistré une perte de 2 414,57 hectares (ha) de forêts. Les chiffres, issus du dernier bulletin de surveillance de l’Agence gabonaise d’observations spatiales (AGEOS) et consultés par l’Agence gabonaise de presse, révèlent une réalité frappante : 98,97 % de ces destructions, soit 2 389,73 ha, se concentrent à l’intérieur des concessions forestières.
Grâce à l’analyse précise des images satellitaires, l’AGEOS a mis en lumière un net regain d’activité industrielle. Sur les 823 permis répertoriés à travers le territoire national, 127 ont montré des signes d’exploitation active au cours de ce dernier trimestre.
Sans surprise, la coupe de bois reste le principal moteur du recul de la forêt. Au sein de ces zones concédées, elle représente à elle seule 79 % des pertes, soit 1 888,06 ha. Le reste des dommages se partage entre l’activité minière soit 10,03 %, l’agriculture vivrière 7,17 % et diverses autres activités secondaires soit 3,78 %.
L’empreinte grandissante de l’industrie minière
Au-delà du secteur du bois, l’industrie extractive pèse également sur l’écosystème gabonais. Sur l’ensemble du pays, l’activité minière est directement responsable de la disparition de 299,78 ha de couvert forestier.
La cartographie spatiale permet de sectoriser ces impacts avec précision : les petites mines : en tête avec 140,18 ha détruits; les grandes exploitations : responsables de 77,93 ha; les permis de recherche qui totalisent 45,94 ha soit 15,32 % et enfin le secteur informel environ 35,73 ha ont été rasés en dehors de toute concession légale.
La technologie spatiale au service de la bonne gouvernance
Face à ces défis environnementaux, le bulletin de surveillance de l’AGEOS s’impose comme un outil stratégique crucial. En cartographiant la moindre perturbation liée aux industries extractives, l’agence offre à l’État un état des lieux sans concession.
L’objectif de ce suivi par satellite est clair : garantir une transparence absolue tout au long de l’année pour appuyer efficacement les réformes de bonne gouvernance engagées par le gouvernement gabonais.










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