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Affaire Bilie-By-Nze : le maintien en détention confirmé par la Cour d’appel !

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Le feuilleton juridico-politique autour d’Alain-Claude Bilie-By-Nze est décidément loin d’être arrivé à son terme. Et pour cause, saisie par les conseils de l’ancien Premier ministre, la chambre d’accusation de la Cour d’appel judiciaire de Libreville a confirmé, ce vendredi 15 mai 2026, son maintien en détention préventive. La juridiction d’instruction du second degré a tout bonnement rejeté l’ensemble des voies de recours formées par la défense, a indiqué La Presse Judiciaire.

Si les militants d’Ensemble Pour le Gabon (EPG) espéraient une lecture stricto sensu du droit, la justice gabonaise a plutôt confirmé l’ordonnance de placement en détention provisoire ainsi que le rejet de la demande de mise en liberté d’office. Une douche froide pour les épris de libertés qui y voient d’emblée un recul inquiétant alors même que le dossier ne présente aucune pièce accablante. Pis, le mis en cause, ne représente aucun risque pour la société et présente plutôt toutes les garanties de représentation sur le territoire national.

Bilie-By-Nze en prison pour longtemps !

Pour comprendre les tenants de cette affaire, il convient de remonter au 15 avril dernier, date de l’interpellation du Président du parti d’opposition Ensemble pour le Gabon (EPG) par les éléments de la Direction générale des recherches (DGR), selon les dires de son avocat. Quelques jours après, le Parquet de la République a tenu un point de presse où il était énoncé que l’ancien chef du gouvernement est poursuivi pour des griefs de droit commun, à savoir des faits présumés « d’abus de confiance et d’escroquerie ».

L’affaire est liée au non-remboursement présumé et allégué par une compatriote d’une créance de 5 millions de francs CFA datant de 2008. À cette époque, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’était ni ministre encore moins Premier ministre mais désigné pour présider le comité d’organisation du Festival national du complexe culturel. Et ce, pour le compte et la cause de l’État Gabonais. Seulement, il semble, aux dires des sources proches du dossier, que la plaignante accuserait l’ancien Premier ministre de l’avoir convaincu de participer au préfinancement car l’État paierait toujours.

Cette fois-ci, l’État Gabonais n’aurait donc pas honoré sa dette envers l’ensemble des personnes engagées volontairement dans ce projet public. Seulement, rien ne semble étayer, à l’heure où nous couchons ces lignes, la culpabilité d’Alain-Claude Bilie-By-Nze qui reste donc à prouver. La décision de ce vendredi 15 mai 2026 a pour effet direct le maintien à la maison d’arrêt de Libreville sis au quartier Gros-Bouquet du second à l’élection présidentielle d’avril 2025. Pourtant, les avocats de la défense avaient soulevé plusieurs moyens de droit. La chambre d’accusation aurait évoqué l’intérêt de préserver l’ordre public. Sapristi !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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