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Gabon : Ibrahim Tsendjet Mboulou appelle à traduire les réformes en résultats concrets pour les consommateurs

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Dans un extrait publié par l’hebdomadaire La Loupe du 27 avril 2026, Ibrahim Tsendjet Mboulou, président du Réseau pour la protection des consommateurs du Gabon, dresse un bilan nuancé de la première année de gouvernance. S’il salue des signaux encourageants, il alerte sur la persistance de la vie chère et appelle à des mesures plus concrètes en faveur des ménages.

À l’heure du premier bilan de la Ve République, les acteurs de la société civile s’invitent dans le débat public pour évaluer l’impact réel des réformes engagées. Parmi eux, Ibrahim Tsendjet Mboulou, figure de la défense des consommateurs, propose une lecture à la fois mesurée et exigeante de l’action gouvernementale.

Dans les colonnes de La Loupe, il situe cette première année comme une phase de transition et de structuration, marquée par des efforts visant à restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. Une dynamique qu’il reconnaît, tout en soulignant les attentes toujours fortes des populations.

Des signaux positifs mais des attentes persistantes

Pour le président du Réseau pour la protection des consommateurs, les premières actions engagées traduisent une volonté de réforme. « Elle apparaît comme une phase de mise en place, marquée par des réformes visant à restaurer la confiance », indique-t-il, reconnaissant l’existence de signaux encourageants.

Cependant, ces avancées restent, selon lui, insuffisantes face aux réalités quotidiennes des ménages. Il pointe notamment la persistance de la vie chère, la qualité encore perfectible des services essentiels et les dérives observées dans certaines pratiques commerciales.

Ces préoccupations traduisent un décalage entre les réformes annoncées et leur impact réel sur le pouvoir d’achat des populations, dans un contexte où la pression économique reste forte.

Des initiatives saluées mais encore perfectibles

Malgré ces réserves, Ibrahim Tsendjet Mboulou reconnaît certaines avancées concrètes. Il cite notamment le lancement de la Centrale d’achat du méga marché, qu’il considère comme « un pas important dans la lutte contre la vie chère ».

Cette initiative, qui vise à mieux encadrer les circuits d’approvisionnement et à stabiliser les prix, constitue selon lui une base intéressante. Toutefois, il insiste sur la nécessité d’en améliorer le fonctionnement pour en maximiser les effets sur le marché.

Au-delà de cet exemple, il appelle à une approche plus structurée et durable, capable de répondre aux attentes des consommateurs sur le long terme.

Une exigence accrue de régulation et d’implication citoyenne

Pour les mois à venir, le président du réseau formule des recommandations claires. Il plaide pour un renforcement de la régulation des prix, une amélioration tangible des services publics et une implication plus active de la société civile dans le suivi des réformes. « Nous appelons […] à une plus grande implication de la société civile, afin que les réformes se traduisent par des effets concrets dans le quotidien des Gabonais », insiste-t-il.

Cette prise de position met en lumière un enjeu central : la capacité des politiques publiques à produire des résultats visibles pour les citoyens. À défaut, les efforts engagés risquent de rester perçus comme insuffisants.

Dans un contexte où la question du pouvoir d’achat demeure au cœur des préoccupations, cette interpellation rappelle que la réussite des réformes dépendra avant tout de leur impact réel sur la vie des Gabonais.

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