AGASA : une unité clandestine d’eau minérale fermée pour risque sanitaire majeur
Le 30 avril 2026, dans la province de l’Estuaire, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a ordonné la fermeture immédiate d’une unité de production d’eau minérale opérant en violation des normes. Absence de laboratoire, conditions insalubres et irrégularités administratives ont été relevées, faisant peser un risque direct sur la santé des consommateurs.
Dans un contexte marqué par des difficultés persistantes d’accès à l’eau potable, de nombreux Gabonais se tournent vers l’eau minérale comme alternative. Une tendance qui renforce les exigences en matière de contrôle sanitaire, alors que la qualité de ces produits devient un enjeu de santé publique majeur.
C’est dans ce cadre que l’AGASA a intensifié ses opérations de contrôle dans la province de l’Estuaire, mettant au jour des pratiques jugées préoccupantes dans le secteur de la production d’eau conditionnée.
Des manquements graves mettant en danger les consommateurs
Lors de cette intervention, les équipes de l’AGASA ont découvert une unité de production opérant en dehors de tout cadre réglementaire. Le constat dressé est sans appel : absence totale de laboratoire d’analyse, inexistence des documents administratifs obligatoires et conditions de production non conformes aux normes sanitaires.
Plus alarmant encore, l’unité était installée dans un sous-sol, un environnement inadapté à la production d’eau destinée à la consommation. « Une unité de production d’eau installée dans un sous-sol, sans dispositif de contrôle qualité, expose à des risques majeurs », a alerté Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, directeur général de l’AGASA.
Ces défaillances, cumulées, constituent une menace directe pour la santé publique, dans un secteur où la rigueur doit être absolue.
Fermeture immédiate et retrait des produits du marché
Face à la gravité des faits, l’AGASA a décidé de procéder à la fermeture immédiate du site. Les produits issus de cette unité ont également été retirés du marché, dans une logique de prévention des risques sanitaires.
L’agence a précisé que toute reprise d’activité serait conditionnée à une mise en conformité stricte, notamment en matière d’infrastructures, d’hygiène, de traçabilité et de respect des procédures administratives. Cette décision s’inscrit dans une politique de tolérance zéro désormais assumée par les autorités face aux opérateurs ne respectant pas les normes en vigueur.
Vers un renforcement des contrôles dans le secteur agroalimentaire
Cette opération met en lumière les dérives persistantes dans le secteur agroalimentaire, où certaines unités continuent d’évoluer dans l’informel, au mépris des règles sanitaires. Pour les autorités, l’enjeu est double : protéger les consommateurs et restaurer la confiance dans les produits disponibles sur le marché. Dans un contexte où la demande en eau potable alternative augmente, la régulation du secteur devient une priorité.
À travers cette intervention, l’AGASA envoie un signal clair aux opérateurs : la production de denrées destinées à la consommation humaine ne saurait tolérer aucune approximation. Reste désormais à inscrire cette dynamique dans la durée, afin d’assainir durablement un secteur stratégique pour la santé publique.









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