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Projet de budget 2027 : près de 10 milliards de FCFA supplémentaires pour les transports

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Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit une augmentation de 9,89 milliards de FCFA des crédits consacrés aux transports au Gabon. Selon les tableaux budgétaires du texte, cette enveloppe passerait de 34,67 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2026 à 44,56 milliards en 2027, soit une progression de 28,5 %. Cette hausse bénéficierait principalement aux transports terrestres ainsi qu’aux transports aérien et par voie d’eau. Les investissements concentreraient plus de 75 % des crédits supplémentaires, mais les documents de répartition ne permettent pas encore d’identifier précisément les infrastructures et les équipements qui seront financés.

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Dans un pays où la mobilité des personnes et des marchandises demeure étroitement liée à la qualité des infrastructures, le renforcement du budget des transports constitue un enjeu économique majeur. L’état du réseau routier, les capacités portuaires, la desserte aérienne et l’organisation des chaînes logistiques influencent directement les coûts d’approvisionnement, les échanges commerciaux et l’attractivité des territoires. Le PLF 2027 prévoit ainsi une progression significative des moyens consacrés à ce secteur. Toutefois, l’analyse des crédits révèle que les investissements se répartissent entre deux grands programmes, sans distinction budgétaire autonome entre les transports maritime et aérien.

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Le transport terrestre bénéficie de 4,76 milliards supplémentaires

Le programme Transports terrestres enregistrerait la plus forte augmentation de la mission. Son budget passerait de 12,89 milliards de FCFA en 2026 à 17,65 milliards en 2027, soit une progression de 4,76 milliards, correspondant à 37 %. Cette hausse serait principalement portée par les investissements, qui passeraient de 2,22 à 5,83 milliards de FCFA, représentant 3,61 milliards supplémentaires. Les transferts augmenteraient également de 841,14 millions, tandis que les dépenses de biens et services progresseraient de 833,14 millions.

En revanche, les dépenses de personnel diminueraient de 518,60 millions de FCFA, pour s’établir à 2,68 milliards. Cette évolution montre que les ressources supplémentaires seraient principalement orientées vers les investissements et les interventions du programme plutôt que vers les charges salariales. Toutefois, les tableaux ne précisent pas les projets concernés. Ils ne permettent notamment pas de déterminer la part destinée aux équipements de transport, aux installations logistiques ou aux dispositifs de régulation. Les grands travaux routiers peuvent, par ailleurs, relever d’autres missions budgétaires.

Plus de 22 milliards pour les transports aérien et par voie d’eau

Le programme Transport aérien et par voie d’eau disposerait de la plus importante enveloppe de la mission, avec 22,34 milliards de FCFA prévus en 2027, contre 17,99 milliards en 2026. Cette augmentation de 4,36 milliards, soit 24,2 %, serait principalement consacrée aux investissements, dont les crédits passeraient de 9,57 à 12,50 milliards de FCFA. Ces derniers représenteraient ainsi près de 56 % des ressources du programme.

Les dépenses de transfert progresseraient également de 810,13 millions de FCFA, pour atteindre 5,32 milliards, tandis que les biens et services augmenteraient de 694,71 millions. Les dépenses de personnel reculeraient légèrement de 75,26 millions. Cependant, le regroupement des transports aérien et par voie d’eau dans un même programme ne permet pas d’identifier les montants respectivement consacrés aux aéroports, aux ports ou aux infrastructures de navigation. Une ventilation par opération serait nécessaire pour établir les priorités entre ces différents modes de transport.

Les investissements absorbent les trois quarts de la hausse

À l’échelle de la mission, les investissements passeraient de 12,16 milliards de FCFA en 2026 à 19,63 milliards en 2027, soit une augmentation de 7,47 milliards. Ils représenteraient désormais 44 % du budget total des transports. Les dépenses de transfert progresseraient de 11,23 à 12,88 milliards, soit 1,65 milliard supplémentaire. Les crédits de biens et services augmenteraient de 998,05 millions, pour atteindre 4,04 milliards.

À l’inverse, les dépenses de personnel diminueraient de 8,24 à 8,01 milliards de FCFA, soit une réduction de 225,67 millions. Le programme Pilotage et soutien à la politique des transports bénéficierait néanmoins de 770,75 millions supplémentaires, portant son enveloppe à 4,57 milliards. Ses investissements progresseraient de 932,35 millions, tandis que ses dépenses de biens et services reculeraient de 529,79 millions. Cette répartition confirme la priorité donnée aux dépenses d’investissement, sans renseigner suffisamment sur la nature des équipements ou des opérations retenues.

Des projets à préciser pour mesurer l’impact sur la mobilité

L’augmentation du budget des transports intervient alors que le développement des infrastructures et la réduction des coûts logistiques constituent des enjeux importants pour l’économie gabonaise. Les ressources supplémentaires pourraient contribuer à améliorer les capacités opérationnelles du secteur, mais les tableaux budgétaires ne permettent pas d’attribuer les crédits à des projets déterminés. Il serait notamment nécessaire de connaître les opérations programmées dans les transports terrestres, les infrastructures aéroportuaires et les installations portuaires.

La question de l’articulation entre les différentes missions budgétaires demeure également essentielle. Les investissements routiers, les grands équipements collectifs et certaines infrastructures logistiques peuvent être financés en dehors de la mission Transports. Une lecture consolidée des projets de l’État serait donc indispensable pour apprécier l’effort réel consacré à la mobilité et à la compétitivité logistique du Gabon. Car au-delà des 9,89 milliards de FCFA supplémentaires annoncés pour 2027, l’enjeu sera de déterminer quelles infrastructures seront effectivement réalisées et dans quelle mesure elles permettront de faciliter les déplacements et de réduire les coûts du transport pour les populations et les entreprises.

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Casimir Mapiya

« Le journaliste est un interprète de la curiosité publique.» Bernard Pivot Bernard Pivot

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