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Oyem : les enseignants vacataires et bénévoles réclament des postes budgétaires

Les enseignants vacataires et bénévoles de la ville d’Oyem, capitale de la province du Woleu-Ntem, ont fait entendre leur voix le lundi 22 janvier dernier. En quête de stabilité professionnelle, ces éducateurs réclament des postes budgétaires. 

Après avoir rétabli la bourse au secondaire, le président de la Transition a annoncé à une semaine de la rentrée académique 2023-2024 la mise à disposition de 1000 postes budgétaires au profit des enseignants. La répartition ayant été actée, des enseignants vacataires et les enseignants bénévoles du chef-lieu du département du Woleu ont déploré leur marginalisation. 

Des postes budgétaires pour mettre un terme à la précarité 

C’est la sollicitation des bénévoles et vacataires de l’éducation nationale à Oyem, constitués en collectif dénommé « Collectif des enseignants bénévoles et vacataires ». Battant le pavé, ils ont dénoncé le traitement qui leur est réservé par le ministère de l’Education nationale « La marche de ce jour a pour objet d’attirer l’attention du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema sur notre situation. Car, nous vivons dans la précarité depuis très longtemps », a indiqué Carine Okome, porte-parole du collectif.

« Nous avons constitué des dossiers de demande d’intégration en bonne et due forme que nous avons déposés au ministère de l’Education nationale et au ministère de la Fonction publique, sans succès. Nous voulons que Mme le ministre nous donne la garantie de notre emploi » a poursuivi Carine Okome. Las d’attendre une régularisation de leur situation qui pour eux ne semble pas pointer à l’horizon, ces éducateurs ont menacé d’aller chercher de l’emploi dans d’autres secteurs. Une situation délicate pour la ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, qui peine déjà à combler les besoins en personnel.
Selon Carine Okome, c’est plus d’une centaine d’enseignants de leur catégorie représentant 80% des enseignants confessionnels et publics en activité dans le bassin pédagogique de la province du Woleu-Ntem qui n’ont pas été pris en compte. En dépit de leur rencontre avec le directeur d’académie provinciale, Luc Megne, ces éducateurs demeurent insatisfaits. « Nous avons suffisamment prouvé notre patriotisme, il est temps que l’Etat pense enfin à nous », a conclu la porte-parole du collectif.

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