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OMS : 9 % de la population mondiale touchée par une maladie rénale chronique

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Les pathologies rénales connaissent une progression alarmante à l’échelle du globe. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 674 millions d’individus vivent aujourd’hui avec une maladie rénale chronique (MRC), soit près de 9 % de la population mondiale. Face à cette trajectoire, les experts en santé publique tirent la sonnette d’alarme : d’ici 2050, ces affections pourraient s’imposer comme l’une des principales causes de mortalité dans le monde.

Les reins jouent un rôle de premier plan dans le corps humain. Véritables stations d’épuration de l’organisme, ils filtrent le sang en permanence pour éliminer les déchets métaboliques et maintenir l’équilibre hydrique et chimique du corps.

Lorsque leurs fonctions se dégradent de manière progressive et irréversible, on parle de maladie rénale chronique. Sans prise en charge précoce, cette détérioration peut évoluer vers une insuffisance rénale terminale. À ce stade critique, la survie du patient dépend alors de traitements lourds et contraignants, tels que la dialyse ou la transplantation rénale.

Diabète et hypertension : les deux principaux coupables

L’explosion du nombre de cas s’explique par plusieurs facteurs de risque bien identifiés. En première ligne, le diabète et l’hypertension artérielle s’imposent comme les causes majeures, étant à eux seuls responsables d’environ la moitié des cas d’insuffisance rénale chronique. À ces pathologies s’ajoutent les dérives de nos modes de vie modernes : une alimentation déséquilibrée (trop riche en sel et en sucre), la sédentarité, le surpoids ou encore une hydratation insuffisante.

Le principal piège de la MRC réside dans son caractère asymptomatique à un stade précoce. La maladie progresse silencieusement, sans provoquer la moindre douleur ni signal d’alerte visible pendant de nombreuses années. À l’inverse, des affections comme les calculs rénaux se manifestent par des crises extrêmement douloureuses (les coliques néphrétiques), mais elles ne représentent qu’une part visible et aiguë des pathologies rénales. Dans la grande majorité des cas de MRC, le diagnostic tombe malheureusement trop tard, à un stade où les reins sont déjà sévèrement et durablement endommagés.

L’impératif du dépistage précoce

Face à ce péril silencieux, la communauté médicale insiste sur l’urgence de la prévention et du dépistage. Adopter une hygiène de vie saine, incluant une alimentation diversifiée, une activité physique régulière et un apport suffisant en eau, constitue le premier rempart.

Pour les populations à risque (notamment les personnes diabétiques ou hypertendues), des contrôles médicaux réguliers sont indispensables. Deux examens simples et rapides permettent de poser un diagnostic précoce : l’analyse d’urine, recherche d’albumine, et la prise de sang qui mesure le taux de créatinine pour évaluer le débit de filtration des reins. 

Détecter l’anomalie à temps permet de mettre en place des traitements protecteurs et de ralentir, voire de stopper, l’évolution de la maladie avant l’apparition de complications graves.

Heldy Oyono, Journaliste Stagiaire

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