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Okala : moins de 50 mètres de route détruite plongent Ciciba et Angondjé dans un calvaire quotidien

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Sur l’axe reliant le rond-point de l’ancien dispensaire d’Okala au carrefour Kanal 7, à l’entrée du lieu-dit Ciciba dans le 1er arrondissement de Libreville, les populations vivent un véritable supplice. En cause : un tronçon d’à peine 50 mètres complètement dégradé, devenu le point noir d’embouteillages interminables qui pénalisent travailleurs, élèves et riverains. Une situation qui suscite colère et incompréhension face à l’inaction des autorités municipales et gouvernementales.

À certaines heures de la journée, parcourir quelques centaines de mètres sur l’axe Okala–Ciciba relève désormais du parcours du combattant. Entre nids-de-poule béants, chaussée éventrée et circulation paralysée, les automobilistes n’en peuvent plus. Le principal point de blocage se situe précisément entre le rond-point de l’ancien dispensaire et le carrefour Kanal 7, à l’entrée de Ciciba, où environ 50 mètres de route dégradée suffisent à désorganiser toute la circulation.

« On passe des heures pour quelques mètres »

Pour de nombreux habitants d’Akanda et du nord de Libreville, cette voie constitue pourtant un axe stratégique. Elle permet notamment de rejoindre rapidement plusieurs quartiers résidentiels comme Angondjé, Ciciba ou encore les zones périphériques en forte expansion démographique.

Sur place, les usagers expriment leur exaspération face à une situation qui dure depuis plusieurs mois sans intervention visible des autorités. « Comment une route aussi importante peut être laissée dans cet état ? On passe des heures dans les bouchons juste pour traverser cette portion », déplore un automobiliste rencontré sur les lieux. 

Même constat chez les riverains, qui dénoncent une absence totale de réactivité des pouvoirs publics malgré l’aggravation progressive de la situation. « Un camion de gravier et une petite couche de goudron pourraient déjà soulager les populations en une demi-journée. Mais personne ne semble s’en préoccuper », s’indigne un habitant de Ciciba.

Au-delà de l’inconfort, cette dégradation a désormais des conséquences économiques et sociales concrètes. Retards répétés des travailleurs, hausse du temps de trajet, consommation excessive de carburant et usure accélérée des véhicules rythment désormais le quotidien des usagers.

Des élèves également pénalisés

La situation affecte aussi directement les élèves et les parents d’élèves, notamment avec la présence à proximité de l’établissement privé René Descartes. Aux heures de pointe, les embouteillages deviennent particulièrement critiques, compliquant l’accès à l’école et provoquant d’importants retards.

Dans une capitale déjà confrontée à des difficultés chroniques de mobilité urbaine, cet énième point noir relance le débat sur l’entretien des infrastructures routières secondaires, souvent abandonnées malgré leur importance stratégique dans la fluidité de la circulation. Alors que les autorités multiplient les annonces sur la modernisation de Libreville et l’amélioration du cadre de vie, les populations attendent désormais des réponses concrètes et urgentes sur le terrain.

La mairie et le gouvernement interpellés

Face à cette situation, les regards se tournent vers la mairie de Libreville, mais également vers le gouvernement, notamment les services en charge des infrastructures et des travaux publics. Car pour les habitants, il ne s’agit plus d’un simple désagrément, mais d’une urgence quotidienne qui impacte directement la vie des populations.

Dans une zone en pleine croissance urbaine, laisser un axe aussi fréquenté se détériorer davantage pourrait rapidement conduire à une paralysie complète du trafic entre Akanda et Libreville.

Pour les riverains comme pour les automobilistes, une intervention rapide apparaît désormais indispensable. Car parfois, il ne manque que quelques mètres de route réparée pour soulager des milliers de citoyens.

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