Gabon : 35,5 % des Gabonaises de niveau supérieur contribuent à la croissance nationale
Selon les récents résultats de l’Enquête nationale sur l’emploi et le chômage (ENEC 2024), une tendance forte se dessine : 35,5 % des jeunes Gabonaises (15-24 ans) ayant atteint le niveau d’études supérieures participent activement à la vie économique du pays. Des données qui illustre leur rôle croissant dans la dynamique de développement national.
Si la contribution des diplômées du supérieur progresse, l’enquête met en lumière un contraste saisissant concernant l’accès à l’éducation. En 2024, seules 10,9 % des femmes ont atteint le stade des études supérieures. La majorité de la main-d’œuvre féminine soit 56,6 % s’arrête encore au niveau primaire, ce qui limite mécaniquement leur accès aux emplois à haute valeur ajoutée.
Cependant, pour celles qui franchissent les portes de l’université, l’intégration économique devient une réalité tangible. Ces 35,5 % de jeunes actives diplômées prouvent que l’investissement dans l’éducation des filles est un levier direct pour la croissance nationale.
Entre secteur public et précarité de l’informel
Le rapport de l’ENEC 2024 détaille également les secteurs d’insertion. Pour les jeunes femmes de 15 à 35 ans, le prestige et la stabilité des entreprises publiques et parapubliques restent attractifs, concentrant 42,8 % de cette main-d’œuvre.
Pourtant, la réalité économique globale des Gabonaises demeure largement ancrée dans la sphère domestique et informelle: 71,3 % des femmes (15-64 ans) travaillent au sein des ménages employeurs et le secteur privé informel reste le principal moteur de subsistance pour une large part de la population féminine moins qualifiée.
Un défi pour l’avenir
Ces données soulignent une dualité : d’un côté, une élite féminine de plus en plus présente dans les secteurs institutionnels et l’innovation ; de l’autre, une concentration persistante dans des activités précaires.
Le message pour les décideurs est clair. Pour que le Gabon atteigne ses objectifs de développement, il est impératif d’élargir l’accès à l’enseignement supérieur. Soutenir la montée en compétence des femmes n’est plus seulement une question d’équité sociale, mais une nécessité économique pour pérenniser la croissance nationale.










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