Lutte contre la pauvreté : Franck Nguema propose un registre social unifié
Après plusieurs mois de silence, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et candidat malheureux aux dernières élections législatives, Franck Nguema a de nouveau braqué les projecteurs sur lui grâce à la publication d’un Essai « Ce qui est bon pour les gabonais est bon pour le Gabon ». Une sorte de plaidoyer en faveur de la lutte contre la pauvreté, que l’acteur politique a eu l’occasion de présenter ce 6 mai 2026 à la faveur de l’émission Interview exclusive sur Gabon Media Time.
Au cours de ce grand oral, Franck Nguema a dressé un constat lucide de la situation socio-économique du pays. Décrivant notamment un taux d’endettement pouvant atteindre les 10 000 milliards de FCFA, un train de vie de l’Etat élevé, un faible appareil productif diversifié. Dans le même temps, Franck Nguema a insisté sur ce qu’il considère comme le paradoxe gabonais : celui d’un pays riche, avec en face une population très pauvre.
Le concept de filets sociaux
Cette pauvreté, l’ancien ministre l’attribue à plusieurs facteurs : corruption des élites, concentration des richesses, faible diversification de l’économie, inégalités de revenus ou encore inefficacité des politiques. « Cet ouvrage est un plaidoyer à l’endroit de l’élite politique qui doit comprendre que cette pauvreté à laquelle font face des milliers de nos compatriotes, est une bombe sociale », a prévenu l’acteur politique, non sans rappeler que près de 40% des gabonais sont concernés par ce fléau.
« Si l’Etat ne s’occupe pas des pauvres, ils vivront véritablement l’exclusion sociale », a martelé Franck Nguema, qui propose dans un premier temps d’identifier cette pauvreté. « La méthode que je préconise est la création d’un registre social unifié », a-t-il souligné. Pour Franck Nguema, le fichier CNAMGS ne serait pas assez fiable car enrôlant selon lui des personnes non pauvres. Le fichier qu’il propose serait selon lui l’infrastructure de base en vue de mettre en œuvre un programme de transfert monétaire.
« La redistribution des richesses de notre pays peut se faire par des mécanismes sociaux », a-t-il indiqué. Pour Franck Nguema, parallèlement à une politique d’investissement dans l’appareil productif, les filets sociaux qu’il définit comme des « transferts monétaires », devraient permettre de réduire les inégalités. Il s’agit concrètement de faire des économies dans les dépenses non essentielles et distribuer cet argent aux personnes enregistrées recensées dans le Registre national unifié. Un programme contre la pauvreté résumé en moins de 100 pages dans cet Essai pour lequel le tome 2 est attendu.









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