Libreville : les sachets plastiques, des emballages des quartiers populaires ?
Depuis le 23 septembre 2025, les sacs plastiques sont officiellement interdits dans les grandes surfaces au Gabon. Une mesure qui s’inscrit dans la volonté des autorités de lutter contre la pollution environnementale. Pourtant, dans les quartiers populaires de Libreville, cette décision semble largement ignorée. Chez de nombreux détaillants, les sachets plastiques continuent d’être distribués systématiquement aux clients, quel que soit le type d’achat effectué. Une réalité qui interroge sur l’application effective de la loi et sur l’équité dans sa mise en œuvre.
Dans les supermarchés, le changement est visible, les emballages plastiques disparaissent au profit de solutions alternatives. Mais dans les petites boutiques de proximité, les habitudes persistent. En effet, les sachets plastiques restent omniprésents, au point de devenir le principal moyen d’emballage. Une situation qui donne l’impression d’un traitement différencié entre les grandes surfaces et les commerces des quartiers populaires. Il semble que l’interdiction des plastiques ne concernait qu’une partie de la population.
Une problématique environnementale avant tout
Il est important de préciser que l’objectif n’est pas d’attaquer ou de stigmatiser les opérateurs économiques qui continuent d’utiliser ces sachets. Beaucoup d’entre eux répondent simplement aux attentes des clients et aux contraintes économiques du quotidien. Cependant, il est essentiel de rappeler que le plastique constitue une menace sérieuse pour l’environnement. Non biodégradable, il s’accumule dans la nature, obstrue les canalisations et contribue à la dégradation du cadre de vie.
Les actions menées par l’ancien ministre de l’Environnement, Mays Mouissi, illustrent bien l’ampleur du problème. Lors d’une opération de nettoyage au canal de Bessieux en 2025, dans le deuxième arrondissement de Libreville, près d’une tonne de déchets plastiques avait été retirée. Ce chiffre alarmant montre à quel point l’usage excessif du plastique impacte directement les populations. Plus qu’une question de réglementation, il s’agit donc d’un enjeu de santé publique et de responsabilité collective. Cela nécessite une prise de conscience à tous les niveaux.









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