Germain Biahodjow : «l’objectif de la réforme n’est pas de restreindre les libertés, mais de protéger les citoyens»
Quelques jours seulement après son passage au Palais Léon MBA, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, est retourné au front parlementaire ce mardi 26 mai 2026. Devant la Commission de la Communication, de l’Information et des Technologies numériques de l’Assemblée Nationale, le membre du gouvernement est venu défendre deux textes majeurs : les ordonnances modifiant le Code de la communication de 2016 et réglementant l’usage des réseaux sociaux.
Face aux députés, le ministre a d’emblée levé les doutes quant aux intentions de l’exécutif. Loin de vouloir brider le débat public, cette réforme vise avant tout à adapter l’arsenal juridique gabonais aux mutations technologiques. « Le numérique offre de nombreuses opportunités, mais il nous impose également de nouvelles responsabilités. L’objectif n’est pas de restreindre les libertés, mais de protéger les citoyens et de garantir un espace numérique plus sain », a-t-il expliqué.
Les débats, particulièrement denses, ont mis en relief les dérives qui polluent quotidiennement la toile. Désinformation, cyberharcèlement, diffusion de contenus sensibles ou encore encadrement de l’intelligence artificielle : les sujets de préoccupation ne manquaient pas. Pour y répondre, les textes introduisent des innovations fortes, à l’instar d’une majorité numérique fixée à seize ans et du renforcement des outils de contrôle parental.
Contrer les dérives à l’ère de l’intelligence artificielle
L’autre grand défi de cette réforme réside dans la lutte contre les nouvelles menaces cybernétiques, en particulier les deepfakes (ou hyper trucages). Ces contenus falsifiés par l’IA, jugés hautement dangereux pour la stabilité sociale et la crédibilité de l’information, imposaient une réaction ferme de l’État.
Pour rassurer la Représentation Nationale face à l’ampleur de la tâche, Germain Biahodjow a réaffirmé la volonté de l’exécutif de conjuguer modernité et respect des acquis démocratiques. « Il s’agit de bâtir un cadre moderne, responsable et respectueux des droits de chacun. Le Gabon doit pouvoir évoluer avec son temps tout en protégeant ses citoyens. », a-t-il martelé.
Par cette double offensive législative, le gouvernement affiche clairement son ambition : moderniser un cadre juridique vieillissant et assainir les pratiques digitales, afin que le tournant numérique reste un vecteur de progrès et non d’insécurité.









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