Gabon : un énième appel à solidarité lancé par Sima Mboula
Victime d’un Accident vasculaire cérébral (AVC) en 2024, l’artiste auteur-compositeur Sima Mboula, figure emblématique de la musique gabonaise, a une nouvelle fois sollicité l’aide de la population à travers une publication devenue virale, relayée le 14 mai 2026 par Princesse 12 Ewaga. Un appel à la solidarité qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, des internautes qui ont vivement critiqué l’attitude de l’artiste, pourtant fort de plus de 40 ans de carrière.
Dans son message, Sima Mboula explique vouloir poursuivre ses soins médicaux et retrouver une certaine stabilité familiale. Mais l’artiste affirme faire face à une situation financière particulièrement difficile. « Les coûts liés aux soins, ajoutés aux frais de déplacement vers l’hôpital à raison de trois séances hebdomadaires, représentent une lourde charge financière devenue difficile à supporter », indique notamment la publication faite par Princesse 12 Ewaga. Déterminé à se rétablir, l’artiste garde espoir et lance ainsi un appel aux personnes de bonne volonté afin de l’aider à surmonter cette épreuve.
Une demande qui divise l’opinion publique
Allant plus loin, Sima Mboula a également exprimé le souhait d’obtenir un capital estimé à 500 000 FCFA afin de permettre à son épouse de subvenir aux besoins du foyer. Si l’artiste espérait une forte mobilisation autour de cet appel, une partie de l’opinion publique ne voit toutefois pas cette démarche d’un bon œil. Certains internautes s’interrogent notamment sur la gestion des revenus générés au cours de sa longue carrière musicale, lui qui facturait autrefois ses prestations à plusieurs millions de francs CFA. « Il a fait quoi de tous ces millions gagnés pendant toute sa carrière musicale ? », s’est indigné un internaute, allant jusqu’à qualifier cette démarche d’abusive.
Un autre commentaire renchérit. « Non non, tu abuses déjà. Pour ta maladie, on a continué à te soutenir, le président t’a offert une maison bien équipée. N’oublie pas que tu nous taxais sans pitié pour tes prestations de trois heures de temps », peut-on lire sous la publication. À l’unanimité ou presque, cette nouvelle demande d’aide semble donc mal accueillie par une partie des internautes. Cette situation illustre une fois de plus la précarité qui touche souvent certains acteurs culturels gabonais, lesquels, après avoir connu la gloire et le succès, se retrouvent parfois contraints de solliciter l’aide du public.
Une autre question demeure également au cœur des débats à savoir où sont les familles de ces artistes dans les moments difficiles ? Pourquoi, dans certaines situations de détresse, la cellule familiale ne semble-t-elle plus constituer le premier refuge ? Autant d’interrogations qui restent aujourd’hui en suspens.









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