Aviation civile : le Gabon accueille ses premières femmes Marshallers
Le tarmac de l’aéroport international Léon-Mba a été le théâtre d’une révolution symbolique ce vendredi 10 avril. Sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon vient de marquer l’histoire de l’aviation civile sous-régionale en féminisant le métier de marshaller.
Jusqu’ici domaine exclusivement masculin en Afrique centrale, le métier de marshaller, ou agent de guidage au sol, compte désormais des visages féminins dans ses rangs. Lors d’une démonstration officielle, cinq jeunes femmes ont pris les commandes visuelles du tarmac, guidant avec une précision millimétrée des mastodontes des airs, notamment un Boeing 737 NG de la compagnie ASKY Airlines, suivi d’un appareil d’Ethiopian Airlines.
Un programme stratégique et inclusif
Cette avancée n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’un programme ambitieux porté par la Présidence de la République. L’objectif est double : renforcer la sécurité des pavillons présidentiels lors des déplacements officiels et moderniser le secteur aéroportuaire national. Au total, 45 jeunes Gabonais ont été formés aux standards internationaux les plus rigoureux.
« Le métier de marshaller n’est plus aujourd’hui un métier essentiellement masculin. Les femmes peuvent oser, et elles le font très bien », a affirmé avec fierté Ivana Minkué, l’une des nouvelles recrues.
Une volonté politique de modernisation
Pour les observateurs, cette réforme témoigne d’une volonté de l’exécutif d’ouvrir les carrières techniques « de pointe » à la gent féminine. Le commandant de bord Joseph Bahangulu a d’ailleurs salué une « avancée significative » pour un secteur souvent perçu comme hermétique.
En misant sur la valorisation du capital humain et l’égalité des chances, le président Brice Clotaire Oligui Nguema positionne le Gabon comme un pionnier de l’innovation sociale dans l’aviation civile. Au-delà du symbole, ces nouvelles professionnelles garantissent désormais la fluidité et la sécurité du trafic au sol, un maillon essentiel pour prévenir les incidents et optimiser les manœuvres sur le tarmac. Une dynamique exemplaire qui pourrait bien inspirer l’ensemble de la sous-région.









C est vraiment dommage que votre article peigne un portrait si triste qui ne reflète en rien les métiers d’agent de piste, particulièrement au Gabon. Une premiere mondiale en quoi? les femmes agents de pistes au Gabon ont toujours été présente, et de plus la formation de marshaller fait partie des formations nécessaire pour pouvoir prétendre a la fonction d’agent de piste.Le fait que HPG forment ses agents est tout a fait normal et c est la base, plutôt que de faire sur du sensationnel écrivez plutôt des articles qui enrichiront les lecteurs