Gabon-Chine : le «Zéro tarif douanier», un accélérateur d’industrialisation pour Libreville
Entrée en vigueur le 1er mai 2026, la politique unilatérale de « zéro tarif douanier » appliquée par Pékin à 53 pays africains ouvre un chapitre inédit pour l’économie gabonaise. Alors que le protectionnisme gagne du terrain à l’échelle mondiale, cette initiative audacieuse offre un débouché historique aux ambitions de développement de la sous-région . À Libreville, la mesure est perçue comme un levier stratégique majeur pour diversifier une économie encore fortement dépendante de ses exportations brutes .
Pour le Gabon, l’accès en franchise de droits au gigantesque marché chinois représente une opportunité sans précédent de transformer son modèle productif. L’alliance de cette suppression des barrières douanières avec les politiques locales, à l’instar de l’interdiction d’exporter le manganèse brut prévue dès 2029, s’annonce particulièrement vertueuse. Elle devrait inciter les investisseurs de l’empire du Milieu à implanter des technologies de pointe directement sur le sol gabonais.

L’ambassadeur de Chine au Gabon, ZHOU Ping, a d’ailleurs souligné l’impact concret de cette synergie technique sur le quotidien de la population. « Cette mesure favorisera les exportations du Gabon, son développement économique et l’amélioration des conditions de vie de sa population, aidera le pays à attirer les investissements étrangers, et son peuple de lutter contre la vie chère . Elle deviendra un moteur pour la localisation et la diversification de l’économie gabonaise, et renforcera sa capacité à générer sa propre croissance économique au-delà des simples exportations de ressources. », a indiqué le diplomate.
Cap sur la valeur ajoutée et la transformation locale
En simplifiant drastiquement les procédures douanières et en réduisant les coûts d’entrée, la mesure ne se contente pas de fluidifier le commerce des secteurs traditionnels comme le bois. Elle prépare surtout le tissu économique national à intégrer des chaînes de valeur mondiales beaucoup plus complexes. WANG Cui, conseiller économique et commerciale de l’Ambassade, a détaillé cette trajectoire vers la maturité industrielle :
« L’expansion des échanges commerciaux stimulera la production locale et l’industrialisation du pays. Par l’importation de la Chine, par exemple des matériaux, machines, équipements moins chers, les investisseurs pourront baisser le coût de transformation locale dans le domaine industriel agroalimentaire et minier. Ce qui permettra au Gabon de passer de la simple exportation de matières premières à la transformation locale, d’augmenter ainsi la valeur ajoutée et de garantir la régulation industrielle et la diversification économique. », a-t-elle indiqué.
Désormais, les équipes techniques des deux pays s’activent pour matérialiser cet accord sur le terrain. Pour les opérateurs économiques gabonais, la route vers Pékin est désormais grande ouverte.









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