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Gabon : abandonnés par la SNI, les réservataires des logements de Bikele s’en remettent au CTRI

Si en juillet 2019 le gouvernement de l’époque avait pris la décision de céder aux clients les logements bâtis dans la commune de Bikélé située à environ 13 kilomètres de Libreville, 5 ans plus tard, c’est la douche froide. En effet, les réservataires sont toujours dans l’attente de la finalisation des travaux, et d’autres d’autres encore sont en attente d’attribution d’un bien déjà payé.  

Le projet de logements sociaux de Bikele, l’un des projets phares de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, confié à la Société nationale immobilière (SNI) au temps du régime déchu, crée le mécontentement parmi des compatriotes ayant acquis en l’état certains logements auprès de la SNI, dont le manque de financement ne permettait pas d’achever les travaux. En effet, ces derniers s’indignent contre le non-respect par le promoteur immobilier de ses engagements, qui étaient de faire le nécessaire pour permettre l’aduction en eau potable, et pour rendre accessible la zone. 

Logements sociaux de Bikele dépourvus de commodités

Depuis 2019 et le lancement du processus de cession des lots par la Société nationale immobilière, les acquéreurs, constitués en collectif, ne cessent de crier au scandale en raison de leurs conditions de vie précaires « depuis cinq ans avec la SNI le cauchemar continue : problème d’adduction d’eau, d’électricité, d’inondation faute de VRD etc, c’est un véritable calvaire, nous avions pris les maisons en l’état mais pas tout en l’état, sans les efforts du Collectif Bikcity personnes ne serait rentré dans ces bâtisses », a indiqué le Président du collectif BikCity Yannick Gildas Mangaboula Mboundji.


Alors que le Président de la transition a pour ambition de construire 6000 logements sociaux sur 3 ans afin de permettre au plus grand nombre de d’avoir accès à la propriété et réduire le déficit national en logements, le collectif de BikCity espère pour sa part que le CTRI trouvera des solutions pérennes à leur martyr « Le CTRI a été informé de la situation, nous espérons que des solutions seront rapidement trouvées », a poursuivi le Président du collectif BikCity. Gageons que leur cri de détresse sera entendu.

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