Fenêtre FIFA/juin 2026 : Paul Kessany somme la Fegafoot de sortir de l’inaction
Dans un courrier ferme, adressé le 7 mai 2026 à la Fédération gabonaise de football, dont Gabon Media Timea reçu copie, le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany dénonce l’absence de préparation de la sélection nationale pour la prochaine fenêtre FIFA. Il exige un plan d’action sous 48 heures, rappelant les obligations de la Fegafoot en matière de continuité du service public sportif.
La tension monte entre l’administration des Sports et la Fédération gabonaise de football (Fegafoot). Dans une correspondance officielle datée du 7 mai 2026, le ministre en charge des Sports, Paul Ulrich Kessany, a exprimé son mécontentement face à l’absence de dispositions prises pour la participation de l’équipe nationale A masculine à la fenêtre FIFA prévue du 1er au 9 juin 2026. Cette sortie intervient après une réponse jugée préoccupante de la Fegafoot, qui, par courrier du 6 mai 2026, a indiqué « qu’aucune disposition n’avait été prise », invoquant l’absence d’un staff technique définitivement désigné.
Une inaction de la Fegafoot jugée inacceptable par l‘État
Pour le membre du gouvernement, cet argument ne saurait prospérer. « Aucune inaction […] ne saurait être admise, au regard des responsabilités qui vous incombent », a-t-il martelé, rappelant que la continuité du fonctionnement des sélections nationales constitue une obligation permanente. Dans son courrier, Paul Ulrich Kessany souligne que l’absence d’un sélectionneur officiel ne dispense pas la Fédération de ses obligations. « L’encadrement technique intérimaire vous permet d’engager toutes les démarches préparatoires nécessaires », insiste-t-il, appelant à une anticipation rigoureuse des échéances internationales.
Cette position traduit une volonté de l’État de renforcer son rôle de suivi et de contrôle, conformément à la loi n°033/2020 portant orientation de la politique nationale du sport et de l’éducation physique.
Un ultimatum de 48 heures pour éviter un fiasco international
Face à cette situation, le ministre a fixé un délai impératif de quarante-huit heures à la Fegafoot pour transmettre « l’état précis des démarches engagées et envisagées » en vue de la participation du Gabon à cette échéance internationale. Au-delà de la simple exigence administrative, l’enjeu est également diplomatique et symbolique. « La non-participation […] porterait atteinte à l’image et à la crédibilité de notre pays sur la scène internationale », prévient le ministre, laissant entrevoir de possibles conséquences en cas de défaillance.
Ce coup de semonce fait écho à un précédent courrier adressé le 5 mai 2026 par la Directrice générale des Sports, Valérie Lebondirepse Mouandzoudi, qui sollicitait déjà des clarifications sur les dispositions prises par la Fédération, tout en rappelant la nécessité d’une coordination étroite entre les deux entités.
Une gouvernance du football une nouvelle fois questionnée
Cette séquence met en lumière les fragilités persistantes dans la gouvernance du football gabonais, notamment en matière d’anticipation et de gestion des échéances internationales. Elle relance également le débat sur la capacité de la Fegafoot à assurer efficacement ses missions dans un contexte marqué par des incertitudes autour de l’encadrement technique. Alors qu’une réunion de travail était prévue le 8 mai 2026 au cabinet du ministre pour « entériner les propositions du staff technique », cette mise en demeure apparaît comme un signal fort envoyé à l’instance fédérale.
Reste désormais à savoir si la Fegafoot sera en mesure de répondre à cette injonction dans les délais impartis, et surtout d’éviter au Gabon un nouvel épisode de désorganisation sportive aux conséquences potentiellement dommageables pour son image et ses ambitions sur la scène internationale.









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