Chine : Le leadership au cœur du 15e plan quinquennal et des «mérites politiques»

Alors que la Chine entame en 2026 une année charnière avec le lancement de son 15e plan quinquennal (2026-2030), le Parti communiste chinois (PCC) a lancé une vaste campagne de sensibilisation sur la notion de « mérites politiques ». Loin d’être un concept abstrait, cette doctrine de gouvernance, qui place l’intégrité et la vision à long terme au-dessus des résultats immédiats, trouve son illustration parfaite dans le succès phénoménal de la ville de Yiwu.
Située dans la province du Zhejiang, Yiwu est devenue un carrefour mondial du commerce. Un homme d’affaires sénégalais, résident de la ville depuis plus de vingt ans, témoigne de cette métamorphose : « Les responsables locaux ont fait preuve d’un leadership remarquable en créant des opportunités pour tous, sans distinction ».
Ce succès n’est pas le fruit du hasard, mais d’une stratégie délibérée visant à attirer les investisseurs et à bâtir un hub international. C’est là l’essence même du mérite politique : une prise de décision judicieuse dont les fruits profitent durablement au peuple.
Gouverner par la réalité et la probité
Le concept de mérites politiques, tel que promu par le président Xi Jinping, impose aux cadres dirigeants trois impératifs majeurs notamment le pragmatisme en agissant en fonction des réalités locales plutôt que de copier des modèles préétablis; l’intégrité, la probité des dirigeants est présentée comme la garantie fondamentale du développement social et la necessité de privilégier des résultats tangibles à long terme, même s’ils ne sont pas immédiatement visibles.
Un cap vers 2050
À l’instar de Jiao Yulu, figure historique qui transforma le district de Lankao dans les années 60, les leaders actuels sont appelés à affronter les défis climatiques et sociaux avec dévouement. Alors que la Chine vise le pic de ses émissions de carbone avant 2030 et la neutralité en 2060, cette « course de relais » politique exige une discipline de fer.
L’objectif final est clair : effacer les ambitions personnelles devant l’intérêt général pour construire, d’ici à 2050, un pays socialiste moderne où la prospérité est commune. Pour les cadres du Parti, le message est limpide : le pouvoir n’est pas un privilège, mais une responsabilité envers l’histoire.









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