CEMAC : la BEAC injecte plus de 364 milliards de FCFA pour soutenir le crédit
Dans le cadre de sa politique continue de soutien au marché financier de la sous-région, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a récemment procédé à une importante injection de liquidités. Selon des informations relayées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), l’institution d’émission a mis à la disposition des banques commerciales de la zone CEMAC une enveloppe globale de 364,2 milliards de FCFA.
Cette bouffée d’oxygène financier vise directement à renforcer les capacités de financement des établissements bancaires opérant au Cameroun, au Congo, au Gabon, en Guinée équatoriale, au Tchad et en République centrafricaine. En accédant à ces ressources, les banques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale espèrent stimuler l’octroi de crédits aux entreprises et aux particuliers.
En règle générale, le recours des banques commerciales aux guichets de la banque centrale traduit une dynamique positive sur le marché de l’emploi du crédit. Les spécialistes du secteur rappellent que les établissements financiers sollicitent ce type de refinancement lorsque les demandes de prêts de leur clientèle surpassent leurs propres disponibilités de trésorerie.
550 milliards de FCFA mise à la disposition des banques précédemment
Toutefois, l’opération menée le 12 mai 2026 révèle une tendance nuancée. L’AGP souligne que la demande globale exprimée par les banques est restée nettement inférieure à l’offre initialement proposée par la BEAC. En effet, sur une enveloppe record de 550 milliards de FCFA qui avait été mise à leur disposition, seulement 66,2 % des fonds ont trouvé preneurs.
Ce résultat tranche singulièrement avec la situation observée au second semestre de l’année 2025. Durant cette période, la frénésie de la demande bancaire avait largement dépassé l’offre de la banque centrale. Pour faire face à ce besoin crucial de liquidités, la BEAC avait dû relever progressivement ses plafonds d’intervention jusqu’à atteindre le seuil historique de 800 milliards de FCFA.
En conclusion, bien que l’accompagnement de la banque centrale reste soutenu depuis le début de l’année 2026, l’activité du crédit au sein de la zone CEMAC montre des signes de ralentissement. Sans être en crise, la demande actuelle s’avère moins vigoureuse qu’au cours de la seconde moitié de l’année précédente, ouvrant le débat sur le rythme de la reprise économique dans la sous-région.









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