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Mairie de Libreville : Le budget 2026 rejeté pour «insincérité» et «manque de réalisme»

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Le Conseil municipal de Libreville a vécu un jeudi 9 avril 2026 électrique. À l’issue de la session budgétaire tenue à l’Hôtel de Ville, les commissaires ont voté à l’unanimité le rejet du projet de budget primitif pour l’exercice 2026. Un désaveu cinglant pour l’exécutif municipal présidé par Pierre Matthieu Obame Etoughe, porté par des accusations de gestion opaque et d’incohérence sociale.

Au sortir de cette réunion cruciale, le conseiller municipal Régis Ulrich Nguema, membre de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), n’a pas mâché ses mots. Pour l’élu, le document présenté est loin de refléter les réalités de la commune : « Ce rapport a été jugé irréaliste et non sincère », a-t-il déclaré d’emblée.

Entre polémique autour des chiffres et omissions de recettes

Le principal point d’achoppement réside dans l’explosion des dépenses de fonctionnement. Les commissaires ont pointé du doigt une hausse jugée « vertigineuse » des charges du personnel du cabinet du maire, passant de 1,8 milliard à 3,2 milliards de FCFA. Cette augmentation de 1,2 milliard représente à elle seule 10 % du budget global, une dérive budgétaire qui passe mal en période de nécessaire sobriété.

Au-delà des dépenses, c’est l’absence de certaines recettes qui interroge. Régis Ulrich Nguema s’est étonné de la disparition des prévisions liées aux amendes de l’Inspection générale municipale, une rubrique habituellement pourvoyeuse de fonds. « On a le sentiment que certaines ressources sont occultées », a-t-il souligné, dénonçant également le budget « dérisoire » de 30 millions de FCFA alloué à la digitalisation, pourtant moteur essentiel de la modernisation.

Enfin, le volet social semble avoir été sacrifié. Selon le conseiller, le projet ne cadre pas avec les directives de décentralisation et de gestion de proximité prônées par les plus hautes autorités du pays.

Quelle suite pour la municipalité ?

Face à cette impasse, le ministère de l’Intérieur, autorité de tutelle, a déjà été consulté sur les procédures à suivre. Pour l’heure, le groupe UDB entend se référer à sa direction politique pour définir la marche à suivre. Une chose est sûre : l’Hôtel de Ville de Libreville s’apprête à traverser une zone de turbulences administratives inédite.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

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Un commentaire

  1. Encore cette affaire de budget où des qualités prônées feraient maintenant face à la réalité, où la rigueur dessiné semblerait aux antipodes de la compétence, où des risques de malversations financières seraient au rouge. Heureusement que des regards futés se sont empressé rejeter ce budget de toute puissance qui une fois encore auraient déséquilibré la stratégie visée par la gouvernance : chaos déjoué !
    Que l’on commence d’abord par justifier cette main d’oeuvre historique dont l’hôtel de ville n’aurait jamais connu, ces recettes dissimulées qui témoignerait d’un subtile revirement financier au profit d’une poche autre que les caisses de l’État. En effet, si le Trésor Public serait refusé son droit d’encaisser directement les recettes de l’État, cap à un dépassement budgétaire volontairement dressé pour le vider du reste des sous en sa possession. Et comme concept à l’annonce, la  » digitalisation  ». Autant penser que plus personne ne comprendrait ni ce qu’il dit ni ce qu’il aurait l’intention de faire car la matrice demeure saturée d’un vide cognitif bien que paré de leurres souples et attrayants !
    Nous sommes en avril et l’on parlerait encore de vote budgétaire :  » Cassés  » seraient-ils dans les parages ?
    Comme tous devient inquiétant dans cette géhenne !

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