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Bénin : Romuald Wadagni élu président avec un score écrasant de 94,05 %

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Sans surprise, le ministre des Finances et candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, a remporté l’élection présidentielle au Bénin dès le premier tour. Selon les résultats provisoires publiés ce mardi 14 avril 2026 par la Commission électorale nationale indépendante (Cena), il obtient un score massif de 94,05 % des suffrages.

L’issue du scrutin, qui s’est tenu dimanche, était jugée « mathématiquement irréversible » par le président de la Cena, Sacca Lafia. Romuald Wadagni succède ainsi à Patrice Talon, qui se retire après deux mandats conformément à la Constitution. Le président sortant laisse derrière lui un bilan marqué par une croissance économique solide, mais entaché par une montée de la menace jihadiste au Nord et un durcissement du climat politique.

Une victoire par KO

Face au « rouleau compresseur » de la majorité, l’unique rival en lice, l’opposant modéré Paul Hounkpè, n’a récolté que 5,95 % des voix. Ce dernier, dont la candidature avait été rendue possible grâce à des parrainages d’élus de la majorité, a reconnu sa défaite dès lundi après-midi, adressant ses « félicitations républicaines » au vainqueur.

L’opposition radicale, représentée par le parti « Les Démocrates », était absente du scrutin, faute de parrainages suffisants, renforçant le sentiment d’une élection jouée d’avance.

Une participation contrastée

Le taux de participation s’établit à 58,75 %. Toutefois, des disparités géographiques ont été relevées. Si l’affluence a été notable en zone rurale, les bureaux de vote de Cotonou et Porto-Novo ont affiché une faible fréquentation, selon les constatations de l’Agence France-Presse (AFP).

Bien que la Cedeao ait salué un « climat de paix », des voix discordantes s’élèvent au sein de la société civile. Certains observateurs et citoyens ont rapporté des irrégularités, notamment des soupçons de bourrages d’urnes.

Le nouveau président devra désormais répondre aux attentes sociales. Si le pays affiche une santé macroéconomique enviable, la lutte contre une pauvreté qui touche encore 30 % de la population reste le défi majeur du quinquennat à venir.

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