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Assemblée nationale : le gouvernement interpellé sur le respect des procédures parlementaires

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L’Assemblée nationale a officiellement clos, ce mardi 30 juin 2026 sa première session ordinaire de la XIVe législature au cours d’une cérémonie solennelle présidée par le président de l’institution, Régis Onanga Ndiaye. L’événement s’est déroulé en présence du Vice-président du Gouvernement, de plusieurs membres de l’exécutif, des présidents d’institutions ainsi que des chefs de missions diplomatiques accrédités au Gabon. 

Après quatre mois d’activité parlementaire, marqués par l’examen et l’adoption de 23 textes de loi, cette clôture a également été l’occasion pour le président de l’Assemblée nationale de dresser un bilan des travaux et de rappeler les principaux défis auxquels le pays reste confronté. Saluant les premières réformes engagées par le chef de l’État, il a néanmoins insisté sur la nécessité pour le Gouvernement d’intensifier ses efforts afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des populations.

Dans son allocution, Régis Onanga Ndiaye a relayé les attentes exprimées par les Gabonaises et les Gabonais concernant l’amélioration de leurs conditions de vie. Il a évoqué les difficultés persistantes liées au pouvoir d’achat, au chômage des jeunes, à l’insécurité ainsi qu’aux problèmes récurrents d’accès à l’eau potable et à l’électricité. Tout en reconnaissant les avancées déjà enregistrées, il a exhorté le Gouvernement à accélérer la mise en œuvre des politiques publiques destinées à résoudre ces défis, qualifiant cette mission de véritable « travail d’Hercule ». 

Le Parlement exige des textes conformes aux procédures

Le président de l’Assemblée nationale a également interpellé le Gouvernement sur le respect des procédures parlementaires. Il a dénoncé la transmission de plusieurs projets de loi et d’ordonnances comportant des insuffisances administratives, notamment l’absence de certains documents obligatoires tels que les décrets de transmission, les visas du Conseil d’État ou encore les projets de loi de ratification. Selon lui, ces manquements ralentissent le processus législatif et nuisent à la qualité du travail parlementaire. Face à cette situation, il a annoncé avoir instruit le Secrétaire général de l’Assemblée nationale de ne plus accepter les textes ne remplissant pas l’ensemble des exigences réglementaires avant leur examen par les députés.

Le président de l’Assemblée nationale a enfin réaffirmé la volonté de l’institution d’exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale au cours des prochaines sessions. Il a rappelé que les recommandations formulées par les députés ne constituent pas de simples déclarations d’intention, mais des orientations dont la mise en œuvre sera rigoureusement évaluée. La prochaine session parlementaire permettra ainsi de mesurer le niveau de prise en compte de ces recommandations et d’apprécier l’efficacité des politiques publiques engagées. En déclarant officiellement close cette première session ordinaire de la XIVe législature, il a fixé le cap d’un Parlement plus exigeant, déterminé à renforcer son rôle de contrôle et à veiller à ce que les attentes des populations demeurent au cœur de l’action publique.

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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