Affaire Covec : tout savoir sur ce scandale à 32 milliards FCFA !
Alors que les autorités de la 5eme République tiennent un discours en faveur de l’assainissement de la vie publique, l’affaire opposant la société chinoise Covec par sa filiale au Gabon au compatriote Sima révèle une persistance de mauvaises habitudes de certains tapis dans l’ombre. Les plaignants allèguent de manœuvres frauduleuses pour parvenir à des extorsions de fonds d’autrui. Le placement sous mandat de dépôt du principal mis en cause semble démontrer que l’affaire devient de plus en plus sérieuse.
Le contentieux puise sa source dans une créance de 32 milliards de FCFA, née du préfinancement des travaux de la route Ndendé-Tshibanga par l’entreprise étatique chinoise Covec. Bien que la substance de cette créance ait été certifiée par divers audits d’experts locaux, son recouvrement aurait engendré une dérive procédurale inouïe. Le dénommé Sima, initialement mandaté de la société, est aujourd’hui mis en cause pour avoir prétendument poursuivi ses activités de recouvrement.
Covec Gabon, roulée dans la farine ?
Ce dernier aurait agi en dépit d’un protocole de liquidation de mandat dûment acté devant le parquet. L’instruction judiciaire s’attache désormais à qualifier des faits qui, sous réserve d’un jugement définitif, s’apparentent à une escroquerie et à une extorsion de fonds. Il est reproché au suspect d’avoir unilatéralement altéré les termes contractuels afin d’induire en erreur le Tribunal de Commerce de Libreville pour obtenir une décision de paiement à son profit.
Ces manœuvres peu orthodoxes auraient permis le décaissement de près de 400 millions de FCFA via la Caisse de Dépôts et Consignations (CDC), selon les dires du mis en cause sur Gabon 24. Il s’en serait suivi un système de rétro-commissions qui aurait impliqué des auxiliaires de justice. Deux huissiers et un avocat sont cités dans ce qui s’apparente, selon les premiers éléments de l’enquête, à une collusion de facilitation pour le transit des fonds. Récemment, le principal suspect a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville.
Parallèlement, deux clercs d’huissiers, après avoir été entendus, ont recouvré leur liberté. Ces derniers doivent rester à la disposition du magistrat instructeur. L’enquête vise à déterminer le degré de participation de chaque protagoniste. Des premiers acteurs aux acteurs de la chaîne judiciaire ou administrative qui auraient influencé d’une manière ou d’une autre l’opération de manière intéressée. L’ombre d’une intervention occulte d’un « haut dignitaire » plane sur le dossier. Ce qui pimente l’enquête du parquet qui ne devrait pas trembler pour mettre hors d’état de nuire les complices.










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