Prison de Libreville : tricot et esthétique, les voies de la réinsertion pour les détenues
S’offrir une deuxième chance après avoir recouvré la liberté : tel est l’objectif des femmes incarcérées à la prison centrale de Libreville. À l’intérieur de l’établissement pénitentiaire, un salon de beauté a été aménagé, offrant à de jeunes détenues une formation pratique dans les métiers de l’esthétique. Un dispositif essentiel pour permettre à ces pensionnaires de préparer leur avenir au-delà des barreaux.
Pédicure, manucure, coiffure et soins du visage rythment désormais leur quotidien dans une dynamique de réinsertion. Au cœur de cet espace, l’apprentissage se fait dans un cadre structuré, encadré par des professionnelles. L’une des apprenantes décrit son geste avec précision : « Je procède au nettoyage du pied, qui consiste à retirer les peaux mortes autour des orteils et sous les talons. »
Cette application témoigne du sérieux et de l’implication des participantes dans leur apprentissage.
Des compétences pour préparer l’après-détention
Selon les formatrices, les progrès sont tangibles. « Elles sont formées à la manucure, à l’esthétique et aux tresses. Cela fait deux mois que nous les encadrons et tout se passe très bien. Elles ont déjà acquis de bonnes bases, ce qui est très gratifiant », confie l’une d’elles.
Pour de nombreuses détenues, cette formation représente bien plus qu’une simple occupation : elle incarne une opportunité concrète de reconstruction. En effet, certaines ambitionnent déjà de former, à leur tour, des apprenties une fois qu’elles seront installées à leur propre compte.
Valoriser le savoir-faire
Parallèlement à l’esthétique, d’autres détenues se distinguent dans l’art du tricot. Leurs créations, soignées et originales, suscitent déjà l’intérêt. « Une exposition-vente sera organisée d’ici quelques semaines. Un événement est également prévu lors de la Journée internationale des droits de la femme pour mettre en lumière le travail accompli par ces femmes », explique une responsable de l’établissement.
À travers ces initiatives, la prison centrale de Libreville s’inscrit dans une logique de réinsertion active, redonnant espoir et perspectives à celles qui aspirent à un nouveau départ.









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