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Gabon : une PVVIH abandonnée par sa famille

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Alors que le code pénal gabonais condamne l’abandon d’un parent, certains individus s’adonnent à cœur de joie de le faire. C’est ce que nous rapporte TV+ dans un reportage diffusé le jeudi 9 avril dernier dans lequel, un compatriote atteint du VIH/Sida aurait été abandonné au Centre hospitalier universitaire de Libreville ( CHUL) par des membres de sa famille. 

Choquant et désolant qu’au 21ème siècle, des personnes vivant avec le VIH/Sida ( PVVIH) soient encore marginalisées au Gabon, en dépit des milliards injectés pour lutter contre cette maladie et des nombreuses campagnes de sensibilisation qui sont menées.  C’est le triste sort que subit un gabonais âgée de plus 40 ans, atteint du VIH/Sida dont la famille n’a trouvé aucune autre issu que de le laisser à son propre sort depuis plus de 3 semaine au service infectiologie du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), indique notre confrère de TV+. 

Face à cette situation,le personnel de la Direction générale de la prévention du Sida n’a eu d’autre choix que de le prendre en charge. « Nous l’assistons avec l’appui de la DG, elle envoie de l’argent pour les examens que les médecins prescrivent et l’assistance nutritionnelle car il est sous-alimenté. Donc nous avons l’aide nutritionnelle au niveau de la direction générale de la prévention du Sida » a confié un agent de la direction générale de la prévention du Sida qui n’a pas manqué de fustiger l’attitude des membres de la famille de ce patient « malheureusement il n’a pas de famille personnel pour prendre le relai lorsque nous ne sommes pas en service. Aucun de ses parents ne s’est pointé ».

Les PVVIH en danger de mort 

Comment espérer éradiquer le VIH/Sida si la cellule familiale censée apporter le réconfort et le soutien aux personnes vivant avec le VIH ( PVVIH) est le lieu par excellence où ces dernières sont traitées comme des moins que rien et où la dignité humaine n’y est plus ? « Nous les personnes vivants avec le VIH nous sommes vraiment en détresse de voir les PVVIH dans cet état et les familles démissionnent, on ne sait plus à quel saint se vouer. Nous sommes dans la transition, nous ne devons plus avoir des comportements de ce genre » a déploré une PVVIH interrogé par TV+. 

Faudrait-il rappeler aux familles qui abandonnent les personnes en situation de détresse que c’est une infraction lourdement répréhensible ? Il est important de préciser que ladite infraction est cadrée légalement en l’article 249 alinéa par le Code pénal et dispose que « quiconque délaisse, en un lieu quelconque, le conjoint, les enfants, les père et mère ou toute personne placée sous sa responsabilité, qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique, est puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de 5.000.000 de francs au plus »

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