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Gabon : quelle place pour la santé mentale à l’heure de la restauration ?

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Alors que le Dialogue national inclusif est arrivé à son terme le 30 avril dernier, plusieurs recommandations ont été adoptées par les commissaires. Des conclusions qui sembleraient réjouir bon nombre de compatriotes, à l’instar de la réglementation stricte des prix des loyers, ou encore l’obligation d’être Gabonais de souche pour briguer à la présidence de la République entre autres. Cependant , concernant la santé mentale, un domaine important pour le bien-être, n’a pas bénéficié de la même attention que d’autres secteurs. Une situation qui interpelle tout de même, quand on sait que  10% de la population africaine serait affectée par un trouble mental selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  

Selon les données qui datent de 2021 rendues publiques par le Centre national de santé mentale (CNSM) de Melen, dans le 6 arrondissement de Libreville 4145 personnes souffrent de maladie mentale au Gabon. Un bilan alarmant qui démontre la gravité de ce problème. Étonnement dans le rapport final des assises du Dialogue national inclusif (DNI), les mesures prises sont pour ainsi dire trop légères devant l’urgence qu’il y a dans notre pays à prendre réellement en charge les maladies mentales. Est-ce une négligence, ou tout simplement le manque de volonté d’apporter des solutions concrètes ? 

Des solutions peu suffisantes pour la santé mentale 

Au nombre des mesures adoptées comme solutions pour l’amélioration de la santé mentale et la prise en charge des maladies mentales, les commissaires ont tablé sur « la formation de personnels spécialisés dont les psychiatres, infirmiers-es spécialisés-es, psychologues, travailleurs sociaux. L’amélioration de la prise en charge des malades mentaux, la mise en place d’une prise en charge holistique des malades mentaux intégrant la dimension spirituelle, traditionnelle, la resocialisation et la réinsertion familiale. La révision de la loi 009/2015 du 7/06/2016 fixant les modalités de prise en charge des malades mentaux et de protection de leurs droits » peut-on lire dans le rapport final du DNI.  

Des mesures qui semblent minimes devant ce problème complexe de santé publique. Quand on sait que le pays ne dispose que d’un seul centre de santé mentale qui est en surpopulation, la construction d’autres établissements psychiatriques dans chaque province serait l’une des solutions qui faciliterait la prise en charge. La reprise de l’opération de  ramassage des malades mentaux afin de ne plus les voir complètement dénudés dans la ville serait une solution. Car aussi bien la santé physique est prise en compte, autant la santé mentale devrait également l’être. 

Qu’est ce la santé mentale ? 

L’Organisation mondiale de la santé définit la santé mentale comme « un état de bien-être mental qui permet  à un individu d’affronter les sources de stress de la vie, de réaliser son potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté. Elle fait partie intégrante de la santé et du bien-être. C’est aussi un aspect essentiel du développement personnel, communautaire et socio-économique ». Dit de cette façon, le gouvernement de transition devrait prévoir des solutions plus fortes, pourquoi pas calquer sur des pays qui ont déjà fait leurs preuves dans ce domaine. 

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