Fougamou : le chantier des logements des Affaires sociales à l’abandon depuis 20 ans
Voilà deux décennies que le paysage urbain de la commune de Fougamou est balafré par un spectacle de désolation. Les logements destinés aux agents du bureau local des Affaires sociales, autrefois symboles de progrès, ne sont plus que des carcasses de béton livrées aux herbes folles. Selon les informations rapportées par Fougamou Actu, ce chantier abandonné plonge aujourd’hui la population dans une incompréhension totale.
À l’origine, le projet était ambitieux. Il s’agissait d’offrir un cadre de vie décent aux fonctionnaires dévoués à l’accompagnement des familles vulnérables, des personnes âgées et des enfants en difficulté. Un levier essentiel pour renforcer l’efficacité d’un service public de proximité. Pourtant, l’espoir a laissé place à l’amertume.
Un gâchis à 80 % d’achèvement
Le plus frappant dans ce dossier reste l’état d’avancement des travaux au moment de leur interruption. Trois bâtiments imposants avaient été érigés. Les structures étaient sorties de terre, les espaces intérieurs presque finalisés. On estime que le chantier était réalisé à près de 80 %. Mais le passage du temps et l’incurie administrative ont transformé ce qui devait être un fleuron local en un véritable « crève-cœur » pour les riverains.
Aujourd’hui, en plein centre-ville, ces édifices ressemblent à des maisons hantées. Les toitures ont été emportées ou pillées, les murs se fissurent sous l’assaut des intempéries et l’érosion grignote ce qu’il reste de la maçonnerie. Le contraste est saisissant entre la mission noble des Affaires sociales et l’image sinistre que renvoient ces ruines.
Le silence pesant des autorités
Face à ce désastre architectural et financier, les questions se multiplient au sein des quartiers. Comme le souligne Fougamou Actu, l’absence de communication officielle nourrit toutes les spéculations. S’agit-il d’une rupture de financement, d’une mauvaise gestion structurelle ou de sombres conflits administratifs ? Le mutisme des autorités compétentes est désormais perçu comme un aveu d’impuissance, voire d’indifférence.
Pour les habitants, l’heure n’est plus aux promesses mais à l’action. Il y a urgence : si rien n’est entrepris pour sécuriser et relancer le projet, ces bâtiments deviendront bientôt irrécupérables, scellant définitivement le gaspillage de l’argent public. La population réclame aujourd’hui des comptes et, surtout, la réhabilitation de ces structures pour que les agents des Affaires sociales puissent enfin exercer leur mission dans la dignité.










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