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Affaire Bilie-By-Nze : EPG annonce la saisine des instances internationales de protection des droits humains

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Réuni en conférence de presse ce 20 mai 2026 à Libreville , le parti d’opposition Ensemble Pour le Gabon (EPG) a vivement réagi au rejet, le 15 mai dernier, des deux recours introduits par la défense de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze. La chambre d’accusation a en effet balayé d’un revers de main la contestation du mandat de dépôt ainsi que la demande de mise en liberté provisoire de l’ancien Premier ministre.

Pour l’EPG, cette décision judiciaire vient confirmer les dérives d’un système qu’il juge instrumentalisé. Le parti dénonce une opacité persistante et des irrégularités procédurales flagrantes. Dernier épisode en date : la notification du maintien en détention, qui devait initialement se tenir au tribunal de Libreville le 18 mai, a été déplacée au dernier moment par le juge pour se dérouler directement au sein de la prison centrale. Une gestion qualifiée d’« inhabituelle » par la formation politique, qui déplore par ailleurs que les motivations écrites du juge n’aient toujours pas été transmises à la défense.

Des actions d’envergures à l’international pour la libération de Bilie-By-Nze

Face à ce qu’il qualifie de dossier purement politique, loin du simple litige privé défendu par les autorités de Transition à l’international, l’EPG a choisi de porter l’affaire au-delà des frontières gabonaises. Le parti annonce avoir mandaté un cabinet d’avocats internationaux pour saisir les instances régionales et mondiales de protection des droits humains. L’objectif affiché est de contrer le récit officiel et d’alerter la communauté internationale sur la situation des libertés publiques dans le pays.

Parallèlement à l’offensive juridique, la résistance s’organise dans la rue et au sein de la diaspora. Plusieurs actions citoyennes d’envergure ont été programmées pour les prochaines semaines. Une grande marche de protestation s’élancera de la place du Trocadéro à Paris le samedi 23 mai en direction de l’ambassade du Gabon. Elle sera suivie, le 29 mai, d’un sit-in devant le siège des Nations Unies , puis d’une conférence-débat à Rennes le 6 juin. En dépit des pressions, l’opposition l’assure : elle ne cédera ni à la peur, ni au silence, affirmant que l’enjeu dépasse désormais le sort d’un seul homme pour englober l’avenir démocratique de toute la nation.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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