Ulrich Manfoumbi : «les prix des billets d’avion vont baisser»
Le cri du cœur des usagers des lignes aériennes intérieures semble avoir trouvé un écho au sommet de l’État. Invité sur le plateau de Gabon 1ère ce jeudi 21 mai 2026, le ministre d’État, ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, s’est exprimé sans détours sur un sujet qui fâche : la cherté excessive des vols domestiques. Conscient du calvaire financier imposé aux voyageurs, le membre du gouvernement a annoncé des mesures concrètes pour désamorcer cette crise tarifaire.
Pour le ministre d’État, il n’est plus question de fermer les yeux sur une réalité devenue insoutenable pour le panier de la ménagère. Voyager à l’intérieur du pays ne devrait pas être un luxe réservé à une élite. « Je comprends parfaitement l’impatience légitime des Gabonais », a-it-il admis avec franchise.
Face aux coûts pratiqués par les compagnies locales, le constat est implacable. Débourser entre 300 000 et 400 000 francs CFA pour un simple aller-retour entre Libreville et Franceville relève, selon le membre du gouvernement, de l’anomalie économique. Cette barrière financière prive une immense majorité de citoyens de la liberté de se déplacer rapidement et en toute sécurité sur le territoire national.
La mécanique d’une baisse concertée
Loin des promesses sans lendemain, une stratégie globale a été mise en branle pour attaquer le problème à la racine. Réduire le prix d’un siège d’avion ne se fait pas d’un simple coup de baguette magique, car le transport aérien obéit à des réalités fiscales et opérationnelles complexes. C’est pourquoi un comité interministériel a vu le jour. Cette task force stratégique associe le ministère des Transports à ceux du Pétrole et du Tourisme.
Ensemble, ces départements passent au crible tous les leviers capables d’alléger la facture. Les discussions se focalisent notamment sur la fiscalité qui pèse sur les billets, mais surtout sur le prix du Jet A1. Le kérosène représente en effet la part la plus lourde dans les charges des transporteurs. « Ce prix n’est pas fixé par mon seul ministère », a tenu à préciser Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, soulignant l’importance de cette approche collective pour obtenir des résultats durables.
Le bout du tunnel pour les passagers
Les voyageurs peuvent enfin entrevoir une lueur d’espoir. Le ministre d’État s’est voulu rassurant quant à l’imminence des résultats de ces négociations. À en croire ses déclarations, le chantier est déjà particulièrement bien engagé. « Nous sommes à 60 % d’avancement sur ce dossier tarifaire », a-t-il indiqué.
Le cap est fixé et le message est clair : les prix vont baisser. Une bouffée d’oxygène attendue par tout un peuple, qui devrait redynamiser le tourisme local et rapprocher les familles gabonaises.









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