Gabon : vers la construction des barrages d’Irouba et d’Egoumbi

Réuni le vendredi 22 mai 2026 sous la présidence du chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a donné son approbation au recours à une procédure d’entente directe avec la société Hydronéo pour le financement, la construction et l’exploitation des barrages hydroélectriques d’Irouba et d’Egoumbi. Ces infrastructures doivent permettre d’ajouter 54,5 MW au réseau interconnecté du Sud afin de répondre aux déficits énergétiques persistants dans plusieurs localités du pays.
Face aux coupures récurrentes d’électricité et à la croissance continue de la demande énergétique, le gouvernement gabonais poursuit sa stratégie de renforcement des capacités nationales de production électrique. Depuis plusieurs années, les difficultés d’approvisionnement en énergie affectent aussi bien les ménages que les activités économiques dans plusieurs provinces, notamment dans le sud du pays où les besoins énergétiques restent importants.
C’est dans ce contexte que le Conseil des ministres réuni ce vendredi 22 mai 2026 au Palais de la Présidence de la République a approuvé le recours à une procédure d’entente directe avec la société Hydronéo pour la réalisation des barrages hydroélectriques d’Irouba et d’Egoumbi. Selon le communiqué final, cette procédure concerne le financement, la construction ainsi que l’exploitation future de ces deux infrastructures énergétiques.
54,5 MW supplémentaires pour le Sud du Gabon
D’après les autorités, les barrages d’Irouba et d’Egoumbi permettront d’injecter 54,5 mégawatts supplémentaires dans le réseau interconnecté du Sud. Cette augmentation des capacités de production apparaît stratégique dans un environnement marqué par les insuffisances structurelles du système énergétique national.
Dans plusieurs localités du Sud du Gabon, les populations et les entreprises sont régulièrement confrontées à des perturbations électriques qui affectent aussi bien les activités économiques que les conditions de vie quotidiennes. L’ajout de nouvelles capacités hydroélectriques vise ainsi à améliorer la stabilité du réseau, réduire les risques de délestage et accompagner les besoins croissants liés au développement urbain et industriel.
Le gouvernement considère également ces projets comme des infrastructures essentielles pour renforcer progressivement le maillage énergétique national.
Vers une consolidation du réseau national
Au-delà de la seule production électrique, les autorités mettent en avant la dimension stratégique de ces barrages dans la consolidation du réseau interconnecté national. L’objectif affiché est de poursuivre progressivement l’intégration énergétique du territoire afin de limiter les déséquilibres entre les différentes régions du pays en matière d’accès à l’électricité.
Dans un contexte où le Gabon cherche à accélérer son industrialisation et à améliorer l’attractivité économique des provinces, la question énergétique reste l’un des principaux défis structurels du pays. Plusieurs projets miniers, industriels et urbains dépendent directement de la capacité du réseau électrique à fournir une énergie stable et suffisante.
L’hydroélectricité au cœur de la stratégie énergétique
Avec ses importants potentiels hydrauliques encore largement sous-exploités, le Gabon mise depuis plusieurs années sur l’hydroélectricité pour renforcer son indépendance énergétique et réduire sa dépendance aux centrales thermiques.
Les barrages d’Irouba et d’Egoumbi s’inscrivent ainsi dans une politique plus large de diversification et de sécurisation de la production énergétique nationale. Cependant, le recours à la procédure d’entente directe pourrait également susciter des interrogations sur les modalités de sélection des opérateurs et les mécanismes de transparence entourant ces projets stratégiques.
Reste désormais à connaître le calendrier précis de réalisation des travaux, le coût global des infrastructures ainsi que les impacts attendus sur les populations et les activités économiques du Sud du Gabon, où les attentes autour de l’amélioration durable de l’accès à l’électricité restent particulièrement fortes.









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