Pêche : l’UE se dit prête à négocier un accord de nouvelle génération
En vigueur depuis 2001, puis reconduit tous les cinq ans, le Protocole de pêche durable liant l’Union européenne et le Gabon connaît un tournant décisif depuis ce 28 juin 2026. Et pour cause, au terme des travaux de la session 2026 du dialogue de partenariat, la partie gabonaise a officiellement décidé de sa non reconduction. Une décision actée après le coup d’éclat du gouvernement annonçant en juin 2025 son intention de dénoncer cet accord qu’il jugeait « profondément déséquilibré ».
Si à ce stade aucun plan de renégociation n’a été rendu public, la partie européenne s’est contentée d’un communiqué en date du 26 juin dernier actant « une fin ordonnée » du protocole. Pour l’Union européenne, les deux partenaires ont « engagé des efforts mutuels pour maximiser le potentiel de l’appui sectoriel octroyé par l’UE, en l’orientant sur des projets structurants ».
Un avenir incertain
Évoquant les griefs soulevés par la partie gabonaise, Bruxelles se dit « disposée à aborder les préoccupations exprimées ces derniers mois de façon constructive et transparente ». Un appel de pied adressé au gouvernement gabonais, qui semble pour l’heure fermé. Pour l’Union européenne, la démarche paraît toute tracée : « préserver ce qui fonctionne, traiter les obstacles de manière pragmatique, et construire un cadre rénové, équilibré et efficace », précise le communiqué de la Délégation. La partie européenne se dit ainsi prête à « négocier, en parallèle, un nouvel Accord de Partenariat de Pêche Durable de nouvelle génération, ainsi qu’un nouveau Protocole d’application, mutuellement bénéfiques ».
Il faut dire qu’après son coup d’éclat du 4 juin 2025, le gouvernement gabonais s’était montré fermé à toute discussion autour de sa décision et ce malgré la volonté européenne d’échanger « sans tabous » sur les questions qui fâchent. Lesquelles tournent autour de deux points cruciaux, si l’on en croit le communiqué final du Conseil des ministres du 4 juin 2025 à savoir : la faiblesse des recettes générées par le Gabon comparé à la valeur des captures et aux coûts de la surveillance, ainsi que l’absence de transformation locale pouvant créer de la valeur ajoutée. Entre désir de monter les enchères côté gabonais et discours d’ouverture européen, l’avenir de l’Accord de pêche reste incertain.









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