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Journée nationale de la Femme : l’OIF et Women Go For Peace mobilisent autour des défis présents et futurs

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À l’occasion de la 28ᵉ édition de la Journée nationale de la femme gabonaise, célébrée le 17 avril 2026, l’ONG Women Go for Peace, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a organisé une table ronde dédiée aux droits des femmes et des filles. Placée sous le thème « Droits des femmes et des filles gabonaises : réalités, défis et perspectives », cette rencontre a réuni des participantes issues de la société civile pour échanger sur leurs expériences et renforcer leur connaissance des cadres juridiques existants.

L’objectif de cette rencontre était d’informer, sensibiliser et ouvrir un dialogue constructif autour des enjeux contemporains liés à l’égalité de genre. Dans un format participatif, les discussions ont permis d’identifier plusieurs défis persistants, notamment l’écart entre les textes juridiques et leur application concrète. La présidente de l’ONG, Hermina Akazong Sabikanda, a souligné cet enjeu « Nous nous sommes accordées pour apprécier la richesse du cadre juridique favorable aux femmes dans notre pays (…) mais aussi constater les écarts qu’il y a encore dans son application ». Elle a également insisté sur la nécessité de vulgariser les lois existantes, précisant que « les textes sont là (…) mais peu de femmes y ont accès ». L’accès à la justice, notamment en cas de violences, a constitué un axe central des échanges.

Entre avancées juridiques et défis structurels persistants

Parmi les interventions marquantes, celle de Lennah Boungoto Engoang Angoue a permis de rappeler les progrès réalisés, notamment à travers les réformes du Code civil et les lois contre les violences faites aux femmes. Elle a expliqué que « les femmes ont la possibilité de se tourner vers les autorités compétentes (…) pour assurer la protection de leurs droits ». Toutefois, ces avancées restent insuffisamment connues du grand public féminin. De son côté, Marie-Laure Edeng a insisté sur l’importance de l’éducation et de l’accès à l’information, rappelant que « plus de 20 % des filles et des femmes sont encore analphabètes » au Gabon, un frein majeur à l’autonomisation.

Cette table ronde s’est voulue un espace de propositions concrètes. Hermina Akazong Sabikanda a annoncé qu’un rapport de recommandations serait transmis aux autorités compétentes, notamment aux ministères en charge des affaires sociales et de la justice, ainsi qu’aux partenaires au développement. « Il y aura une suite », a-t-elle assuré, soulignant la volonté de pérenniser cette dynamique. En mettant l’accent sur l’autonomisation, non seulement économique mais aussi informationnelle, l’initiative entend contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des femmes gabonaises et à la consolidation de leurs droits.

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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