Genève : le Gabon et l’OIF main dans la main dans la lutte contre les maladies non transmissibles

À Genève, en marge de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, le Gabon et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont affiché une convergence de vues sur les priorités sanitaires du continent africain. Le 19 mai, les deux partenaires ont coorganisé un dîner de haut niveau consacré à la lutte contre la résistance aux antipaludiques et au financement durable des maladies non transmissibles (MNT). Soutenue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds mondial et le Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme, la rencontre a réuni ministres, experts et représentants d’organisations internationales.
Selon les données présentées, les maladies non transmissibles ont provoqué 43 millions de décès dans le monde en 2021, soit près de 75 % des décès hors pandémie. Le Gabon, comme plusieurs États africains, fait face à un double défi sanitaire : contenir les maladies infectieuses tout en répondant à la progression du diabète, de l’hypertension et des cancers. Dans le même temps, le paludisme demeure la première cause de consultation et d’hospitalisation dans le pays.
Le Gabon met en avant les résultats des TDR en pharmacie
Les autorités gabonaises ont présenté les résultats de la stratégie imposant la réalisation systématique des Tests de Diagnostic Rapide (TDR) dans les officines avant toute délivrance d’antipaludiques sans ordonnance. Cette réforme, inscrite dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, est portée par un comité national placé sous l’autorité de l’Agence nationale du médicament. Les résultats obtenus à Libreville entre 2024 et 2025 montrent que plus d’un patient fébrile sur deux testé ne souffrait finalement pas du paludisme, permettant ainsi d’éviter des traitements inutiles et de réduire la consommation nationale d’antipaludiques de 7 %.
Les responsables gabonais ont défendu le rôle central de la CNAMGS dans l’amélioration de la couverture sanitaire universelle, grâce notamment à une taxe de solidarité de 1 % sur les biens et services destinée au financement des soins des populations économiquement faibles. Les participants ont plaidé pour un renforcement des cadres réglementaires, une meilleure intégration des pharmacies au système sanitaire et le développement de nouvelles taxes de santé publique sur le tabac, l’alcool et le sucre afin de garantir un financement durable des maladies chroniques en Afrique.










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