Gabon : vers un objectif d’investissement global de 37,5% du PIB d’ici 2030
Le Gabon veut changer d’échelle économique à travers son Plan National de Croissance et de Développement (PNCD 2026-2030), présenté comme la nouvelle boussole stratégique du pays pour les cinq prochaines années. Les autorités affichent une ambition forte, installer une croissance à deux chiffres à l’horizon 2030 grâce à une accélération massive des investissements publics et privés. Dans la continuité du Plan National de Développement de la Transition (PNDT), le futur programme s’appuie déjà sur une enveloppe estimée à 4 536 milliards FCFA destinée à financer 293 projets structurants couvrant plusieurs secteurs clés de l’économie nationale.
L’un des objectifs du PNCD concerne la progression du taux d’investissement global. Le gouvernement veut faire passer cet indicateur de 32,7 % du PIB en 2026 à 37,5 % du PIB d’ici 2030, afin de soutenir une croissance moyenne annuelle évaluée à 6,5 %. Cette montée en puissance des investissements doit notamment permettre de moderniser les infrastructures énergétiques, hydrauliques, routières, ferroviaires et aéroportuaires. Le programme cible également le numérique, le logement, l’agriculture, les mines ainsi que la transformation locale du bois et du manganèse, avec l’ambition de renforcer la valeur ajoutée produite sur le territoire.
Un financement articulé autour de trois piliers
Pour soutenir cette stratégie, l’État gabonais prévoit de mobiliser plusieurs sources de financement. Les ressources propres de l’État constituent le premier levier avec 2 045 milliards FCFA attendus. Les autorités comptent renforcer les recettes hors pétrole, qui devraient progresser de 14,8 % du PIB en 2025 à 21,6 % en 2030, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, à l’amélioration du recouvrement des impôts et à une meilleure maîtrise des dépenses publiques. À cela s’ajoutent 1 276 milliards FCFA de financements extérieurs provenant des bailleurs internationaux, des emprunts concessionnels, des financements climatiques et des investissements directs étrangers.
Le troisième pilier repose sur les partenariats public-privé, évalués à 1 197 milliards FCFA. Le PNCD mise clairement sur le secteur privé comme moteur principal de la transformation économique du pays. Le gouvernement prévoit ainsi des mécanismes de financement innovants, des fonds de garantie, des dispositifs de microcrédit et des incitations fiscales afin de stimuler l’investissement productif.










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