Gabon : lancement de l’audit de la dette publique
Le gouvernement a décidé de s’attaquer de front à la question de sa dette publique. C’est sous l’impulsion du ministre de l’Économie, Thierry Minko, que les travaux du Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’État ont été officiellement lancés mercredi 17 juin 2026. Cette initiative intervient dans un contexte de négociations stratégiques entre le pays et le Fonds monétaire international (FMI).
Derrière cette opération d’envergure se cache une volonté ferme de l’État : connaître avec une précision chirurgicale le volume réel de ses engagements financiers. Établi pour une durée limitée, ce comité technique s’est vu confier une feuille de route particulièrement dense. Ses membres devront recenser, vérifier, qualifier et consolider l’ensemble des dettes exigibles de l’État.
L’ambition finale est de dresser une véritable « photographie exacte » des montants dus. Pour ce faire, une distinction claire sera opérée entre les créances d’ores et déjà validées et celles qui, à l’inverse, nécessitent encore des investigations et des contrôles approfondis.
Rigueur internationale et transparence budgétaire
Pour garantir l’infaillibilité et la crédibilité de la démarche, les investigations ne laisseront aucune place à l’improvisation. Les travaux s’appuieront rigoureusement sur les normes internationales d’audit du secteur public, en adoptant notamment les référentiels reconnus INTOSAI-ISSAI.
Les conclusions de cette grande inspection, attendues pour la mi-juillet 2026, offriront aux autorités une base de référence solide pour évaluer les passifs publics. Au-delà du simple inventaire comptable, l’exercice vise à restaurer la confiance, à améliorer la qualité des comptes de la nation et à injecter une bonne dose de transparence dans la gouvernance budgétaire.
Des chiffres fiables pour rassurer les partenaires
Dans un paysage économique globalisé, la fiabilité des données financières demeure le nerf de la guerre. Ces résultats ne serviront pas uniquement en interne ; ils s’avéreront déterminants pour appuyer les discussions futures avec les partenaires techniques et financiers du Gabon. Disposer de données incontestables est une condition sine qua non pour guider efficacement les réformes financières en cours et assurer un avenir économique plus serein.










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