Gabon-Chine : le numérique au cœur d’une nouvelle ère d’innovation
Réunis au 17ème Forum d’été de Davos à Dalian, les décideurs mondiaux ont longuement échangé sur l’avenir technologique de la planète. En marge de cet événement d’envergure, Mark Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, s’est confié à la journaliste de CGTN Français Zhang Shanhui sur les enjeux de la coopération en matière d’innovation numérique. Pour le membre du gouvernement, le constat est clair : l’avenir de la tech africaine passe par des alliances stratégiques et un partage équitable des savoirs.
Aujourd’hui, les pôles de recherche et de développement restent fortement concentrés entre les mains de quelques superpuissances. Une situation que le membre du gouvernement juge obsolète et pénalisante pour l’essor du continent africain. Selon lui, le progrès ne doit plus être le privilège d’un club restreint. L’Afrique a un rôle majeur à jouer dans la transition numérique globale, pourvu qu’on lui en donne les moyens structurels.
« L’innovation ne doit pas rester concentrée dans quelques pôles mondiaux. Les pays africains doivent également pouvoir accéder aux technologies, développer leurs compétences et tirer parti des opportunités offertes par la révolution numérique », a martelé Mark Alexandre Doumba, plaidant pour une démocratisation réelle des outils de pointe, à l’instar de l’intelligence artificielle.
La Chine, un partenaire de choix contre la fracture numérique
Dans cette quête d’autonomie et de modernisation, Libreville voit en Pékin un allié de premier plan. La coopération numérique sino-africaine représente un levier unique pour combler le retard infrastructurel et technique accumulé. Plus qu’un simple transfert de technologies, c’est une véritable synergie que le Gabon appelle de ses vœux pour stimuler l’économie locale.
« La Chine peut accompagner l’Afrique vers l’économie de l’innovation », a soutenu Mark Alexandre Doumba. Il estime que cette collaboration renforcée s’avère indispensable pour bâtir des ponts au-dessus des fossés technologiques actuels. « La coopération avec la Chine peut contribuer à réduire la fracture technologique et à favoriser un développement plus inclusif. », a-t-il indiqué.
Investir dans le capital humain et le multilatéralisme
Au-delà des infrastructures, le défi repose sur la formation des talents de demain. Pour le ministre, l’essor de l’écosystème numérique gabonais exige l’émergence d’une jeunesse qualifiée, capable de piloter les innovations futures. Face aux bouleversements de l’ère numérique, le Gabon réaffirme ainsi son attachement à un multilatéralisme renouvelé, où chaque nation, quelle que soit sa taille, participe activement à la gouvernance technologique mondiale.










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