Gabon : seulement 20 enseignants sortants école mis en solde pour le mois de février
Le secteur de l’éducation nationale traverse une zone de turbulences majeures. Alors que les enseignants grévistes de la plateforme SOS Éducation attendaient un geste concret pour apaiser les tensions, le gouvernement douche leurs espoirs. Les promesses des ministres de l’Éducation Nationale et de la Fonction Publique se heurtent aujourd’hui à une réalité administrative déconcertante : seuls 20 enseignants percevront leur solde ce mois de février.
Le plan initial semblait pourtant clair et porteur d’apaisement. Les autorités s’engageaient à régulariser la situation financière de 144 enseignants sortants école dès le mois de février 2026, avant de traiter 20 dossiers supplémentaires en mars. Ce chronogramme devait sceller la fin de la crise et garantir une reprise normale de l’année scolaire.
Une confiance qui s’effrite
Cependant, la Ministre de la Fonction Publique, Laurence Ndong, vient de modifier radicalement la donne. Lors d’une intervention sur les antennes de Gabon 1ère, elle a justifié ce retard par des aléas techniques et un délai de traitement trop court. « Il était question que pour le mois de février, il y ait 148 sortants école qui soient mis en solde et 20 pour le mois de mars. Malheureusement nous avons eu des soucis techniques qui ont fait qu’on n’avait pas le temps matériel de traiter les dossiers de mise en solde prévus en février. Nous avons donc simplement inversé. Donc, il y en a 20 qui vont passer en solde en février et les 148 passeront en solde en mars. », a-t-elle indiqué.
Cette annonce agit comme un électrochoc sur une communauté éducative déjà fragile. En manquant à ses engagements, le gouvernement prend le risque de saboter le dialogue social maintenu sous perfusion. De nombreux enseignants avaient consenti à reprendre les cours, misant sur la bonne foi des autorités. Difficile cependant à ce stade de dire si la confiance sera maintenue.








GMT TV