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Gabon : un étudiant d’ITO échappe de peu à la mort

Quelques jours seulement après avoir mené une révolte contre l’insécurité au sein de leur établissement, les étudiants de l’Institut des technologies d’Owendo (ITO) font l’objet de représailles. Ce weekend, un étudiant a été grièvement blessé à la suite d’une agression non loin de son domicile. 

L’atmosphère au quartier Akournam dans la commune portuaire est de moins en moins bonne. Et pour cause, les tensions entre étudiants et enfants dits de la rue, sont à leur paroxysme. Désireux de poursuivre leurs études dans un cadre apaisé, les apprenants avaient décidé de sécuriser les alentours de leur établissement.

Une initiative qui n’a visiblement pas été du goût des délinquants de la zone. Ces derniers estimant être mis au défi auraient décidé de répondre par la violence. Après de vives menaces, les actes n’ont pas tardé à être posés. Notamment le weekend écoulé. Un étudiant a failli passer de vie à trépas. Il a été agressé à l’arme blanche par des jeunes gens.

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Des délinquants qui auraient tenté de l’intimider avant de commettre leur forfait. L’un des étudiants joint par nos soins relate. « Comme nous les avons dénoncés. Et que certains ont été embarqués par les agents. Ils ont agressé un étudiant d’ITO qui vivait dans le quartier.  », a-t-il indiqué d’une voix tremblante. Preuve de la psychose qui y règne.

Le ministre Pr. Patrick Mouguiama Daouda silencieux sur l’insécurité à ITO Gabon

Au fait de cette situation, le Pr. Patrick Mouguiama-Daouda semble à nouveau se complaire dans le silence. Une attitude déjà décriée à l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM). Une inconsidération flagrante et incendiaire. Et ce, d’autant plus qu’en situation d’injustice, le silence traduit le mépris et la lâcheté. Surtout venant du premier responsable du secteur.


Ne suffirait-il pas d’un coup de fil de la part du ministre de l’Enseignement supérieur pour que les services judiciaires soient à pied d’œuvre ? Pour l’heure, les parents ne savent à quel saint se vouer. Leurs enfants sont condamnés à évoluer dans un environnement hostile à la science. Entre la délinquance ambiante et les tensions avec les élèves de LTNOB, les étudiants d’ITO doivent désormais craindre pour leur vie. Sapristi !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme.Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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